La malbouffe pourrait être interdite dans les écoles
Journal de Québec du jeudi 2 décembre 2004 page 21

Sujet: La force du lobbying des intégristes anti-obésité 

On peut y lire  :

"Préoccupé" par la piètre alimentation des jeunes, le gouvernement du Québec étudiera bientôt la possibilité d'interdire la malbouffe dans les écoles.

"La question de l'alimentation dans une perspective de prévention sera scruté par un comité, qui a été formé à la suite du Forum des générations", a indiqué hier Caroline Richard attachée de presse du ministre de l'éducation, Pierre Reid.

"Le rapport final de ce comité devrait nous être remis en juin 2005, a-t-elle, et nous en étudieront alors les recommandation."

Nos enfants mangent mal

À l'heure actuelle, les jeunes Québécois mangent tellement mal que leur santé cardiovasculaire est menacée.

Selon une étude de l'institut de la statistique du Québec rendue publique mardi les enfants de 6 à 16 ans ne consomment pas assez de fruits, de légumes et de produits laitiers. à l'inverse, ils absorbent beaucoup trop de gras saturés et de cholestérol,  souvent pointés du doigt dans le développement de maladies cardiaques.

Plus du tiers des jeunes consomment de la malbouffe et ils affectionnent  particulièrement les croustilles, les boissons gazeuses et les confiseries.

En Nouvelle-Écosse, le gouvernement a déjà entrepris de bannir ce type d'aliments dans les écoles. Le Nouveau-Brunswick et l'Ontario y travaillent.

Journal Le Devoir 11 décembre 2004

Bouffe et malbouffe: Une frite-sauce à la cafétéria?

Les cris d'alarme lancés depuis plus de cinq ans par les médecins, les nutritionnistes et les responsables de la santé publique au Québec ont finalement été entendus. La semaine dernière, Québec a en effet annoncé son intention d'élaborer dans les mois qui viennent une politique d'élimination de la malbouffe des écoles de la province. 

Mon commentaire

Les intégristes anti-obésité ont le vent dans les voiles. Ils ont infiltré les centres de santé publique et la fondation des maladies du cœur. Ils font du lobbying au niveau des députés et de l'assemblé national. Ils ont été au forum des générations parler de leur folie. Ils sont vraiment forts.

Y a-t-il eu un groupe de pression, au forum des générations, pour prévenir les désordres alimentaires et pour obtenir plus d'aide financière pour aider au traitement des anorexiques et des boulimiques? Non.

Y a-t-il eu des statiques, commandées par un groupe de pression, pour analyser la situation de l'obsession de la minceur chez les adolescentes et les conséquences que cela a sur leur santé physique et mentale ? Non.

Pour comprendre la situation, il faut comprendre que perdre du poids, faire plus d'exercices physiques et avoir des bonnes habitudes alimentaires est une question de style de vie. Manger mal, être sédentaire et ne pas être mince-athlétique ne constitue pas une maladie. Par contre, se priver de manger constitue une maladie mentale sur laquelle nous pouvons agir.

Essayer de faire changer les habitudes alimentaires des gens, c'est une tâche impossible à faire. C'est irréaliste. Plus on s'attaque à un besoin physique essentiel à la survie plus on entre dans un dogmatisme bête et méchant. 

Bien manger, c'est une responsabilité personnelle et intime. 

Le bien manger, c'est comme la religion. La définition du bien manger, change d'une personne à l'autre. Les gens ont toutes sortes de croyances entourant les aliments. L'état n'a pas d'affaire dans le lit des gens, disait Pierre Elliott Trudeau en 1968. Moi je dis en 2005, que l'état n'a pas d'affaire dans l'assiette des gens. 

Manger, c'est un acte intime et personnel autant que les relations sexuelles le sont.

L'état ne doit pas choisir les croyances d'un groupe de personnes plus qu'un autre. Car dans la situation qui nous intéresse, l'état est entrain de donner aux intégristes anti-obésité le pouvoir d'imposer leurs croyances au reste de la population. C'est inacceptable, car ceux-ci ne possèdent pas la pure vérité. Les gens ont le droit d'adopter les croyances de leur choix.

Les adolescents, c'est reconnu, sont des vides réfrigérateur. Car, ils sont encore en période de croissance physique à cet âge. Leur enlever les aliments à forte teneur énergétique (malbouffe) va les rendre impatiences, plus agressifs, plus turbulents et donc moins concentrés et réceptifs à l'apprentissage scolaire. Va-t-on être obligé de leur donner du ritalin? 

De plus, ce n'est pas réduisant leur apport caloriques qu'ils vont être motiver à faire plus d'exercices physiques. En effet, quand tu manques d'énergie tu t'étends devant la télévision.

Conclusion, les adolescents vont se contre ficher de cette propagande anti-obésité/malbouffe de cette gagne de détraqués. Mais pas les adolescentes, car celles-ci sont directement touchées par leur évangélisation à cause du contexte de l'obsession de la minceur. Ainsi, plus les médias feront de la place au message anti-obésité/malbouffe, plus il y aura des cas d'anorexies et de boulimies.

Complément d'information :

Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents québécois. Volet nutrition

Radio-Canada: Pourquoi doit-on interdire la malbouffe dans les écoles

Pourquoi doit-on interdire la malbouffe dans les écoles? Les Années lumière

Portail culturel de l'UQAM -> L’alimentation des jeunes serait

Québec veut éliminer la malbouffe

Canoë Techno-Mégagiciel Dossiers - Québec se penche sur

Résultats sont rendus publics aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec dans le cadre des 8e journées annuelles de santé publique.

À la direction de la santé publique de Montréal aucune statistique concernant l'anorexie et cie.

Les vraies fausses rumeurs de l'assiette

CTV.ca | Ontario planning to ban junk food in schools

Should schools ban  junk food

In fact, the anti-junk food lobby are the last socially accepted form of snobbery

Some scientists are questioning whether fast food is really bad for us

2004 — Year of the nanny

We are NOT against junk food. There can be a time and place for that, and junk food can be fun.

Frank Klees, former leadership candidate and PC critic criticized the Minister for wanting to become the daddy of Ontario’s children. Klees thinks that decisions on what children eat should be left to parents and the local school boards.

L'autopsie d'une campagne de relation publique

Dossiers obésité infantile Vers un désastre  

Cri d'alarme au congrès canadien de cardiologie  

L'obésité un gros Problème  

On continue de manger gras et sucré  

La malbouffe aussi dévastatrice que la nicotine

L'une des pires menaces à la santé  

Un centre de prévention de l'obésité chez les jeunes ouvre ses portes à l'UL  

L'autre côté de la médaille

Problème de poids et... d'estime de soi

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