Vive mon corps!
Revue Châtelaine juin 2005 page 52
Maigrir : où en est la science ?
Revue Châtelaine juin 2005 page 134

Sujet: C'était juste une joke!!!

On peut y lire:

L'obsession du corps

Deux pour cent. Selon une étude réalisée auprès de 3 200 femmes dans 10 pays par la société Dove, c'est le pourcentage de femmes dans le monde qui se trouvent belles. Au Canada, si une telle chose est possible, c'est pire encore. C'est un pour cent.

Préoccupation de riches, certes, mais l'obsession du corps demeure un problème complexe.

Modeler son corps pour qu'il réponde aux impératifs de la beauté de l'époque ne choque personne. Mais que faire quand les critères en vogue deviennent de plus en plus implacables? On ne sait plus qui blâmer : les magazines ? Le cinéma ? La télévision ? Que dire de l'influence des vidéoclips sur les fillettes qui se trouvent grosses à huit ans ? Ou des parents qui transmettent leurs idéaux de perfection à leurs enfants?

L'obsession du corps est devenue comme la mort et les impôts : personne n'y échappe.

On connaît la chanson!

Que les femmes désirent être belles et séduisantes, rien de neuf à cela. C'est inscrit dans le code génétique ; pour que la race se perpétue, il doit y avoir union sexuelle, laquelle repose sur l'attraction physique.

Depuis la nuit des temps, les humains veulent se conformer aux idéaux de beauté propres à leur époque et à leur culture.

Toujours le poids

Quand on parle d'image corporelle, l'excès de poids domine tout le discours. - toutes les études que j'ai trouvées s'intéressent à l'image corporelle en rapport avec le poids.

Karen Smith, une travailleuse sociale américaine spécialiste des troubles alimentaires. « Lorsqu'une femme déclare "j'ai été une bonne fille, aujourd'hui", elle nous dit qu'elle a su dominer sa faim. Et a été capable de ne pas succomber au plaisir d'un biscuit ou d'un morceau de gâteau. » Toute une performance !

Quel espoir pour celles qui désirent se guérir de l'obsession du corps quand même nos modèles les plus forts y succombent, l'un après l'autres ?

Le prétexte de la santé

Dès qu'on arrive à s'aimer comme on est, un tant soit peu, l'argument massue de la santé prend la relève et nous somme, à son tour, de maigrir.

Le cholestérol, le glucose, les triglycérides et le niveau d'insuline dans le sang en disent plus long sur notre santé que le poids. Dans son livre Big fat lies : The truth about your weight and your health, le docteur Glenne A. Gaesser...

Voilà le genre de message qui ne passe pas quand la majorité des recherches sur l'obésité en Amérique sont financées par des entreprises de perte de poids, selon Paul Campos, professeur de droit a l'université du Colorado et que la journaliste Wendy Shanker a cité dans son livre The fat Girl's Guide to life. La quête de la minceur engendre des revenus de 40 milliards de dollars par année, aux États-Unis seulement.


Ceci est mon corps

Elles ont accepté de poser pour montrer qu'on peut être fière de son corps, même quand il ne correspond pas aux normes. Deux d'entres sont mannequins. Devinez lesquelles?

Et je n'ai jamais été une taille 6. Ça n'a pas toujours été facile. Comme tout le monde, j'ai suivi des régimes. Mais autour de 30 ans, j'ai appris à m'aimer telle que j'étais.

Maintenant, mon objectif, c'est d'être en santé, pas d'être mince.

On ne peut pas toutes être minces!

Toutes les femmes ne peuvent pas être longues et filiformes. Prétendre le contraire, comme le font les gourous de la minceur, est un gros mensonge!

L'héritage génétique de nos parents, comme notre sexe, influence la forme de notre corps. En général, cet héritage fait en sorte qu'on a de petits ou des gros os, qu'on est filiforme, costaude ou bien en chair.

L'obsession de la minceur est alimentée par les médias et l'industrie de la mode. D'énorme pressions s'exercent sur les gens (les femmes surtout) pour qu'ils se conforment aux normes du corps parfait. Résultats? Plusieurs femmes se fixent des objectifs irréalistes. Elles passent beaucoup de temps à s'inquiéter de leur poids, à analyser leur alimentation, à compter leurs calories... et à se sentir coupables.

En remettant d'abord en question « cette vérité » selon laquelle le corps n'est beau que s'il est mince.

Quand on ne s'aime pas, souvent, on n'aime pas davantage son corps...

Aimes-toi le plaisir viendra

Les femmes portent sur leur corps un regard sans pitié. Alors, quand elles font l'amour, l'image de leurs seins ou de leur ventre les hante et gâche leur plaisir. 

Martine, une nouvelle maman de 33 ans a gardé de sa grossesse des vergetures sur le ventre. quand elle fait l'amour, elle tente de les cacher avec la main. Depuis qu'elle a pris du poids, Chantal, une femme de carrière de 37 ans, a des relations sexuelles sous les couvertures. Parce qu'un de ses premiers amant lui a affirmé ne pas aimer ses seins, Patricia, qui vient de fêter ses 35 ans, porte toujours une camisole à froufrous quand elle fait l'amour. Mélanie, une belle comédienne de 42 ans, ne chevauche plus son partenaire depuis qu'elle a découvert que la peau de ses joues se déformait quand elle s'inclinait vers lui. Karine, étudiantes en histoire de 32 ans, refuse catégoriquement le sexe si elle n'est pas fraîchement épilée. Les histoires pleuvent. Car le malaise est bien réel. Et largement répondu.

En effet, quand l'image de son corps tracasse une femme au point qu'elle pense plus à se placer de manière à cacher une partie qu'à goûter les caresses de son partenaire, ce n'est pas reposant! Elle se tient sur la défensive, se place sur le terrain de la peur. Cette peur draine son énergie sexuelle et l'empêche de se concentrer sur le plaisir du toucher. De se détendre.

Or, pas de détente, pas d'abandon. Pas d'abandon, pas d'orgasme. « Parce que pour vivre une belle relation sexuelle, il est important de se laisser aller complètement », soutient Céline Bonnenfant, sexologue clinicienne et psychothérapeute à Trois-Rivières.

« Le désir d'être parfaite cache le besoin d'être aimée », répond Isabelle Dallaire, sexologue et chargée de cours à l'UQAM. Inconsciemment, les femmes croient que si leur corps est parfait, en d'autres mots s'il correspond aux critères en vogue, elles seront aimées. C'est un mythe, naturellement, mais qui a la vie dure.

Maigrir : où en est la science ?
Pourquoi grossit-on ? Pourquoi est-il si difficile de perdre du poids et de rester mince?

Dans une salle de l'université Laval, des convives dégustent une délicieuse entrée garnie d'un coulis de tomates. - Les chercheurs veulent savoir si, après avoir goûté à ce plat, leurs invités mangeront moins pour les reste du repas. Ce dîner un peu spécial fait partie d'une expérience menée par Angelo Tremblay, professeur de physiologie et sommité internationale en matière de nutrition et de métabolisme énergétique.

Le surpoids est devenu un problème de santé publique en Amérique du Nord.

Alors pourquoi les gens obèses ne cessent-ils pas de manger?

Le secret : choisir des aliments qui remplissent l'estomac, faibles en calories, comme les fruits et les légumes, les soupes.

Mon commentaire:

Manque flagrant d'intégrité de la part de la revue Châtelaine! Elle n'a pas changé sa politique éditoriale pour une cenne. Elle est toujours pro-minceur. Et, pour elle, la santé passe toujours par la perte de poids. Elle a parlé du rapport qu'ont les femmes avec leur corps sûrement sous la pression que leur a faite la Coalition Corps-Accord. Et non parce que Châtelaine croit vraiment à ce qui est dit dans ce dossier. Une simple curiosité pour Châtelaine!

Parce que, si la rédactrice en chef suivait les conclusions de ce dossier, sa revue aurait une tout autre allure et les sujets traités aideraient les femmes à s'apprécier physiquement. Les publicités seraient faites avec des femmes au corps plus réaliste, avec des rondeurs. La couverture serait faite régulièrement avec des femmes rondelettes. Il y aurait une place pour la mode taille plus à chaque mois, Et surtout, elle éviterait les sujets qui parlent de la perte de poids, éviterait d'utiliser les mots maigrir, minceur, grossir, malbouffe, d'épidémie d'obésité, etc.

Mais leur dossier « apprendre à s'aimer », c'était juste une joke! Parce qu'en page 134, Châtelaine remet les femmes sur le bon chemin. Le chemin de la minceur, celui qui représente la parfaite santé et la parfaite beauté. Car, le marché des magazines féminins est basé sur l'obsession de la minceur. 

Les revenus publicitaires de cette revue proviennent d'entreprises qui ne jurent que par la minceur. C'est leur image de marque. Celle-ci est associée au prestige de leur marque de commerce. Donc, l'image de la revue doit demeurer fidèle à l'image de marque de leurs clients.

Conclusion, c'est vraiment vouloir rire des femmes de choisir de mettre dans le même numéro  un article qui vient contredire ce qui est dit dans leur dossier. Leur titre «Pourquoi grossit-on ? Pourquoi est-il si difficile de perdre du poids et de rester mince?» manque de congruence avec «Vive mon corps», «Ceci est mon corps», «On ne peut pas toutes être minces», «Aimes-toi, le plaisir viendra».

Le pouvoir d'influencer des intégristes anti-obésité de l'université Laval est 100 fois plus efficace qu'un organisme communautaire de sensibilisation comme la Coalition Corps-Accord. Car ces premiers sont financés par une des conséquences de l'obsession de la minceur, la création d'une industrie de l'amaigrissement qui génère des milliards avec les complexes des femmes. 

Angelo Tremblay n'a pas d'intérêt à aider les femmes à ce qu'elles apprennent à apprécier leur corps comme il est. Ses projets de recherche sont centrés sur le contrôle parfait de son alimentation. En d'autres mots, sur le comment encourager les femmes à devenir des restrictives alimentaire. Il faut que les gens évitent de s'abandonner au plaisir de manger pour sauver le monde du fléau de l'obésité, paraît-il.

Complément d'informations:

Les thèmes

http://www.lovemybody.org/

Love My Body Exercise

A Waist is a Terrible Thing to Mind - I Love my Body, I Hate my Body 

http://www.thegoodbody.org/

Why Love Your Body 

Love Me... Love My Belly! 

I Love My Body - Female - Cassette

Body image: Young women speak out! 

Weight obsession: unhealthy bodies and minds - Miami Hurricane

Fat Wars

Body Image Chap 4a

Rondeurs et affectivité

Soap star's hot new book - Sex tips for big women

Bigger women are better lovers!

Les rondeurs féminine et l'affcetion

Honey, do I look fat?


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L'obsession de la minceur : un argument de vente 
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