Plus d'une jeune Ontarienne sur trois essaie de maigrir
Journal le Soleil, mercredi 12 mai 2004 page A8

Sujet: Discours tassé

On peut y lire:

Montréal (PC) - Bombardées par des images de chanteuses et actrices au corps dit « parfait », près du tiers des jeunes filles ontariennes essaient de maigrir, imitant ainsi leurs aînées.

Selon une étude publié dans le Journal de l'Association médicale canadienne, 31% des Ontariennes âgées de 10 à 14 ans se retrouvent trop grosses, tandis que 29% tentent de perdre des kilos.

Qui plus est, 10.5% des jeunes Ontariennes risquent de développer des troubles du comportement alimentaire.

Bien que réalisée en Ontario entre 1993 et 2003 auprès de 2379 adolescentes et préadolescentes, cette étude révèle l'ampleur d'un problème présent dans tout l'occident.

La psychologue responsable de l'étude, Gail McVey, n'est pas étonnée par les résultats. Selon elle, ils démontrent comment les parents n'arrivent pas à aider leurs enfants à accepter leur image.

Le Dr McVey souligne que des enfants de plus en plus jeunes adoptent les valeurs des adultes à propos de la minceur.

Gail McVey estime que la promotion d'une saine alimentation et d'une vie active devrait s'adresser à tous les enfants, peu importe leur poids.

Mon commentaire

Le ravage que fait l'obsession de la minceur chez les jeunes femmes est un sujet qui est tassé par le discours anti-obésité / anti-malbouffe. Les intégristes anti-obésité ont pris l'haut du pavé. En effet, leur travail de relation publique auprès des médias est tellement efficace que les journalistes en ont fait une obsession. Si cela ne tiendrait qu`à eux, ils en parleraient 24h00 sur 24 à RDI avec un texte défilant au bas de l'écran qui comptabiliserait les nouveaux obèses d'heure en heure.

Qu'est-ce qui va faire qu'un jour les chefs d'antenne et les chefs de pupitre vont décrocher de leur obsession de vouloir constamment parler de la obésité/malbouffe ? Une partie de la solution, serait de regrouper les personnes, qui dénoncer l'obsession de la minceur, pour envoyer constamment des communiqués de presse pour les insister à parler de ce sujet. 

Mais, ce qui serait le plus efficace serait de créer des œuvres culturelles avec des femmes rondes. Cela aurait un succès assuré. Si on donnerait aux femmes un choix à faire entre encourager une chanteuse mince ou une ronde et entre aller voir un film d'amour avec une comédienne mince ou avec ronde. Une grande majorité choisirait avec femmes rondelettes. 

Une culture parallèle pro-rondeurs provoquerait un engouement. Elle obtiendrait une popularité rapidement. Ainsi, les médias traditionnels n'auraient d'autre choix que de respecter le choix des femmes de s'apprécier comme elles sont physiquement.

Par conséquent, l'obsession de la minceur se perpétuera jusqu'à la fin des temps si on n'offre pas un autre choix aux femmes. En d'autres mots, l'obsession de la minceur a force de loi par absence de choix. En ce moment, les femmes n'ont pas le choix de se faire envahir d'images de femmes minces et de subir des pressions pour perdre du poids.

Alors, toi oui oui toi, toi qui est entrain de me lire si tu habites la région de la ville de Québec contactes moi sur mon courriel, là là maintenant, afin de te proposer pour former un groupe de travail pour réaliser mon  rêve. Le bonheur est dans l'action et l'implication sociale. Alors, bouges, lèves-toi fais quelque chose, carotte!

Informations supplémentaires

L'histoire:

Dieting among preadolescent and young adolescent females Canadian

Détail de la nouvelle | Le réseau en ligne d'informations en

CBC News: Anti-obesity talk may have unintended effect on dieting

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