Le taux d'obésité a doublé chez les femmes en 15 ans
Journal de Québec du vendredi 3 octobre 2003 p. 2

Sujet:Ha! bon

On peut y lire:

Ottawa (PC) - L'obésité guette de plus en plus de femmes au Canada, démontre une nouvelle étude. Selon celle-ci, le taux d'obésité a doublé chez les femmes en 15 ans.

«C'est ahurissant», a affirmé Heather Maclean du centre de recherche sur la santé des femmes au Sunnybrook and women's hospital, à Toronto.

Entre 1985 et 2001, le taux d'obésité est passé de 7 à 14 pour cent chez les femmes et de 6 à 16 pour cent chez les hommes.

Selon Santé Canada, une personne avec un indice de masse corporelle supérieur à 30 est considérée comme étant obèse.

«Urgence nationale»

«C'est vraiment une urgence national», soutient Donna Stewart de l'université de Toronto, co-auteure d'une étude sur la santé des femmes, de laquelle ont été tirée les statistiques sur l'obésité.

Entre 1985 et 2001, le pourcentage de femmes qui faisaient de l'embonpoint est passé de 19 à 26. Selon Santé Canada, les personnes avec un indice de masse corporelle de plus de 25 font de l'embonpoint.

«Je crois que nous avons beaucoup de changement de mentalité à faire. Nous vivons dans une culture qui fait la promotion de la gloutonnerie mais qui glorifie la minceur.

Mon commentaire

C'est une histoire qui découle du colloque sur l'obésité du 23 septembre 2003 à Montréal. Il y a aussi des femmes qui sont des intégristes anti-obésité. Ces femmes sont habituellement très minces. Il est plus facile d'attaquer ce que tu n'es pas. En d'autres mots, la haine des gens qui ne sont pas comme toi.

Ici, on s'attaque directement au marché cible, les femmes, sans passer par l'obésité des enfants. Avons nous besoin de dire aux femmes, qu'elles sont toutes « grosses », dans le contexte actuel de l'obsession de la minceur où toutes les femmes se sentent grosses? Par conséquent, la majorité des femmes essaient de perdre du poids. 

Ce genre de dépêche ne fait qu'enliser plus les femmes dans l'obsession de la minceur. Et, comme je le répète, la dramatisation, «Urgence nationale », sert l'industrie de l'amaigrissement. Ainsi, plus les femmes croiront que l'embonpoint est un problème de santé hyper grave, plus elles se culpabiliseront de leur embonpoint, plus elles auront tendance à dépenser de l'argent dans une méthode d'amaigrissement.

Je considère que les femmes qui embarquent dans le « bad trip » de la dramatisation de l'obésité sont des traites. Comment doit-on surnommer les femmes qui font du tort à d'autre femmes? De quelle manière pouvons-nous expliquer ce phénomène?

Est-ce un centre de recherche sur la santé des femmes ou un centre de recherche sur le comment culpabiliser les femmes? En tout cas, tous les organismes qui s'occupent de la santé des femmes reconnaissent que ce qui cause le plus de tort aux femmes, ce n'est pas leur embonpoint, mais leur obsession de la minceur. 

Le fait qu'elles n'aiment pas leur corps les pousse à se lancer dans diètes et des restrictions alimentaires qui leur causent de réels problèmes de santé physique et mentale.

Prendre soins de santé cela ne veut pas dire perdre du poids ou être mince. Le masochisme n'est pas un moyen pour obtenir une bonne santé.

Complément d'information

Les communiqués de presse

London Free Press: News Section - Canada's obesity rate doubles

Le taux d'obésité a doublé chez les femmes en 15 ans au Canada

OBESITE-FEMME

Les femmes traites 

Le Centre pour la Santé et Éducation des Femmes

Les opinions modérés sur l'obésité

Bulletin sur la santé publique et l'autre

Les centres de femmes parlent de l'obsession de la minceur. Quand on défend les femmes on ne leurs fait pas peur avec des statistiques bidons sur l'augmentation de l'obésité chez les femmes comme si, il y a 50 ans, toutes les femmes étaient minces et petites.

Les centres femmes

Franco

CENTRE DE SANTÉ DES FEMMES DE L'ESTRIE

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
Image corporelle

La coalition corps-accord

Anglo

Fat and Feminist Women health information USA


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