Le poids qui tue
Journal de Québec jeudi 11 octobre 2007 actualité p. 23


Portrait de l'obésité morbide au Québec

Sujet: Les messagères des tortionnaires 

On peut y lire:

Trois ou quatre mois, c'est tout le temps qu'il a fallu à Josée Roy pour que son poids corporel bascule. Le temps de mal se nourrir et de cesser de bouger. Un virage qui l'a peu à peu menée à l'obésité morbide.

«Je n'oublierai jamais d'où je viens», lance Josée Roy. D'où vient donc cette jeune femme de 36 ans qui raconte avec assurance son histoire?

Imaginez une période de votre vie où vous avez du mal à vous déplacer, où vos articulations vous lâchent et vos pieds sont enflés. Imaginez que vous avez seulement 27 ans, mais qu'il vous est impossible de vous asseoir dans un siège de cinéma, d'avion ou de restaurant.

Regard des gens

Imaginez que le regard des gens ne vous laisse jamais oublier que vous pesez 300 livres. Que peu importe les régimes et l'exercice, vous arrivez au mieux à perdre une demi-livre par semaine.

Imaginez la tentation de vous isoler, de ne plus croire pouvoir atteindre l'âge de 40 ans.

C'est de ce cauchemar que revient Josée Roy. Une maladie qui s'est installée tout doucement, sans s'annoncer.

«À l'adolescence, je me suis mise à travailler tout en étudiant. Tout à coup, j'ai manqué de temps et cessé de faire du sport. Je me nourrissais de ce qui me tombait sous la main: du junk food.»

Dernière chance

En très peu de temps, sans faire attention, Josée prend 50 livres. Les années passent et à l'aube de ses trente ans, la jeune femme réalise qu'elle n'arrive plus à retrouver son poids.

«J'ai tout essayé et je reprenais toujours mon poids. À 300 livres dans un gym, tu te fais regarder, mais j'y allais quand même.»

Avec un IMC (indice de masse corporel) de 52, Josée commence à s'informer sur la chirurgie bariatrique, une chirurgie qui diminue la taille de l'estomac et qui, selon l'OMS, est le seul traitement efficace contre l'obésité morbide.

«La dernière solution avant de mourir», résume Josée, qui a subi l'opération il y a six ans et perdu depuis 140 livres. «C'est une chance inouïe de revenir à la case départ», confie-t-elle.

Aux adolescentes de son entourage qui font de mauvais choix, elle ne peut s'empêcher de répéter: «N'attendez pas qu'il soit trop tard.»

Pour plus d'information: www.lepoidsquitue.com

Accès plus rapide à la chirurgie

La Coalition contre l'obésité morbide entend faire pression sur le gouvernement du Québec afin que les 3500 personnes actuellement sur les listes d'attente obtiennent la chirurgie bariatrique dont elles rêvent pour retrouver un poids normal et reprendre confiance en elles-mêmes.

À l'heure actuelle, les chirurgies bariatrique sont limitées à 100 par année au Québec.

Forte d'un sondage mené auprès de 1011 personnes souffrant d'obésité morbide, la collation entend en déposer les résultats auprès du ministre de la Santé.

Neuf hôpitaux québécois, où pratiquent 20 chirurgiens spécialisés, offrent la chirurgie bariatrique. La Coalition évalue à 200 000 le nombre d'obèses morbides au Québec.

Mon commentaire

Premièrement, il faut comprendre que le brochage d'estomac constitue un choix et non une solution incontournable comme peut l'être un pontage coronarien. Je ne suis vraiment pas d'accord de faire pression sur le gouvernement pour qu'il injecte plus d'argent pour faire plus de chirurgie bariatrique. Même que, si cela ne tenait qu'à moi, cette intervention serait interdite.

Si une personne désire vraiment subir cette opération, elle devrait payer entièrement de ses poches. Car, l'État n'a pas à subventionner cette forme de suicide. D'ailleurs, c'est une chirurgie qui est plus utilisée pour une question esthétique que pour une question de santé. En effet, la majorité des personnes qui demandent ce type mutilation physique, sont des femmes.

Ce n'est pas le poids qui tue, mais l'image corporelle négative que ces femmes entretiennent avec leur corps.

Comme je le dis depuis le début, l'objectif de faire maigrir est noble, mais le moyen qu'on propose n'a aucun sens. Comme logiquement, l'estomac et l'intestin ne sont pas responsables de l'obésité. Médicalement parlant, il est éthiquement inacceptable qu'un médecin touche à des organes qui sont sains.

Par conséquent, proposer le brochage d'estomac comme moyen amaigrissant, c'est considérer que la personne est psychologiquement incapable de maigrir par sa propre volonté. Le brochage d'estomac, n'est pas une solution médicale, mais une solution du genre d'un conditionnement psychologique. En d'autres mots, on mutile des organes sains pour forcer une personne à moins manger. Ridicule !

Proposer le brochage d'estomac est aussi ridicule que si l'on crevait les yeux des alcooliques, qui se font prendre à conduire leur auto en boisson, aussi ridicule que si on coupait les mains aux voleurs, aussi ridicule que si on coupait les cordes vocales aux menteurs, aussi ridicule que si on coupait le pénis des violeurs. Régler un comportement désapprouvé par une chirurgie, c'est ridicule.

De l'autre côté, il faut être royalement fêlé dans la tête pour accepter de se faire arracher une partie de l'estomac et de l'intestin. Il faut profondément haïr son corps pour le profaner à ce point. Ces personnes auraient besoin plus d'une thérapie qu’autre chose.

Si le brochage d'estomac était un choix excellent, clairement efficace, avec peu de risque de mortalité, avec peu de risque de complications sévères, banal par son haut niveau de sécurité et qui n'était pas éthiquement controversé. L'État n'aurait pas de réticence à mettre tout l'argent qu'il faut pour opérer les gens le plus rapidement possible.

Les chirurgiens qui font du brochage d'estomac n'auraient pas besoin d'utiliser leurs victimes pour les amener à former un groupe de pression pour forcer le gouvernement à mettre plus d'argent.

D'ailleurs, c'est les seuls chirurgiens qui défendent leur technique comme un dogme (le seul traitement efficace contre l'obésité morbide). Ils utilisent leurs victimes pour les faire parader dans les revues à potins pour démontrer que cette opération est miraculeuse. De part leur méthode de mise en marché, on peut affirmer, qu'ils sont tordus et louches. On ne peut pas leur faire confiance une seule seconde.

Complément d'information

L'histoire

Le poids qui tue

La Coalition contre l'obésité morbide entend faire pression sur le gouvernement du Québec

La Coalition contre l'obésité morbide a dévoilé les résultats d'un sondage sur l'obésité morbide au Québec.

Josée Roy et Jennifer Schultz, cofondatrices de la Coalition contre l'obésité morbide, ont présenté

La mise en marché dans les revues à potin

Après avoir perdu 200 lb "Je suis la bonne fée des obèses"  

"Je me suis fait brocher l'estomac"

"L'oprération qui m'a fait perdre 200 livres"

Elle a subi une opération à l'estomac - "Je suis passée de la taille 24 à la taille 6!"

Le point sur chirurgie bariatrique

Morte suite à une chirurgie bariatrique (exemple de carnage)

And while heart disease proved to be a major killer, most striking was the increase in suicide and accidental drug overdose after such surgeries, said Dr. Cori McBride,

Researchers Find a Dark Side to Gastric Bypass Surgery

Two studies by a group of researchers at Washington Hospital Center highlight potential postoperative nutritional deficiencies among patients who undergo gastric bypass surgery to treat obesity.

A University of Pittsburgh study found 6 percent of those undergoing bariatric surgery -- a treatment for severe obesity -- died within five years.

The researchers found coronary heart disease to be the most common cause of death. They also recorded 16 suicides, 10 of which were women. In comparison, the estimated number of suicides in the general population was just three.

Nearly one in five who seek bariatric surgery to treat obesity aren't psychologically prepared for such a drastic step, according to a new study.

A dedicated mum-of-six who was desperate to lose weight died just days after a gastric bypass operation - one in 50 people die within one month of having the operation

Researchers suspect that the reduction in acid, known as achlorhydria, contributes to the overgrowth of bacteria in the small intestine. According to Dr. Koch, competition between bacteria and the human host for ingested nutrients leads to malabsorption and potentially serious complications due to micronutrient deficiency.

Critique complète

Swedish SOS study reported in 2001 that the surgeries did not result in cost savings among the patients.

about 8,000 people died from these surgeries in 2005, two-thirds women sur 177,600 bariatric surgeries done.

Avec100 chirurgie gastrique par année au Québec, il y a 4 décès par année. 4% de mortalité.

Brochage d'estomac :

Mise en demeure de Dr Gaétan Barrette


Les sujets précédents :
La rondeur dans l'actualité des mois passés

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