Fini la vente de chocolat au lait
Journal de Québec lundi 5 avril, 2011 p.48

Québec en forme

Sujet:Abus de pouvoir de Québec en forme

On peut y lire:

Les écoliers ne peuvent plus financer leurs activités parascolaires qu'avec des aliments santé

Les écoles n'ont officiellement plus le droit de vendre du chocolat à moins de 70% de cacao lors de campagnes de financement. Mais plusieurs le font quand même, selon Marc-André Brûlé, d'Équita. «Elles se sont bien rendu compte que le chocolat reste le véhicule de financement le plus en demande et que le chocolat au lait est encore le meilleur vendeur auprès de la population», dit-il.

Bonne nouvelle pour le lapin de Pâques: il n'a plus à craindre la concurrence des écoles. La vente de chocolat au lait dans les collectes de fonds scolaires est interdite par le ministère de l'Éducation (MELS) en vertu du virage santé entrepris dans le milieu, a appris La Presse. Conséquence: les profits des écoles qui y ont renoncé ont baissé «environ du tiers», selon Guy Émond, président d'Humeur campagnes de financement.

Québec va-t-il trop loin?

«Dans plusieurs écoles, les profits destinés à financer les activités parascolaires des jeunes ont diminué, a indiqué M. Émond. Parfois de plusieurs milliers de dollars.» Lui-même père de deux enfants, le président d'Humeur se dit favorable à la politique santé. Mais l'étendre aux campagnes de financement «a un impact si important sur les profits de l'école qu'il faut se questionner si ce n'est pas trop cher payé en diminution d'activités pour les jeunes», a-t-il fait valoir.

La politique-cadre Pour un virage santé à l'école est stricte: les écoles doivent «vendre ou offrir des aliments et boissons conformes aux principes d'une saine alimentation à l'occasion des campagnes de financement», depuis 2008. Les «desserts et collations riches en matières grasses et en sucres», comme les «tablettes de chocolat à moins de 70% de cacao», sont à éviter. Tous les aliments «dont le premier ingrédient est le sucre» sont à éliminer.

«Dans cet esprit, l'offre ou la vente de chocolat ne sont pas interdites dans la mesure où le chocolat contient 70% ou plus de cacao», a écrit Richard Leblanc, coordonnateur des services complémentaires du MELS au président de Chocolat Lamontagne, lettre que La Presse a obtenue en vertu de la loi d'accès à l'information.

Les autres produits moins populaires

Chocolat Lamontagne, dont l'usine de Sherbrooke «emploie 150 personnes», a précisé la directrice des services administratifs Patricia Sabatin, vend toujours du chocolat au lait pour les collectes de fonds. Mais aussi des fromages du Québec, des barres de céréales et une variété d'autres produits, dont du chocolat noir à 73% de cacao.

Humeur a aussi diversifié son offre: café, thé, même des sacs à ordures biodégradables sont proposés pour la vente par les écoles. En plus du chocolat, noir et... au lait. «Nous avons investi beaucoup d'argent pour lancer des collections de produits qui respectent la politique du gouvernement, a dit M. Émond. Mais notre industrie répond à un achat d'impulsion et le chocolat traditionnel est difficile à battre en la matière.»

«Malgré la politique, le chocolat reste le meilleur vendeur», a corroboré Marc-André Brûlé, directeur de comptes pour les campagnes de financement chez Équita d'Oxfam-Québec, qui vend aux écoles divers produits issus du commerce équitable. «Les écoles qui ont délaissé le chocolat pour un temps y sont vite revenues», a-t-il ajouté. Il faudrait d'abord, selon lui, financer des projets scolaires avec des produits qui ne sont pas issus de l'exploitation d'enfants d'ailleurs.

Une nutritionniste approuve

La Fédération des commissions scolaires n'a pas commenté la baisse de profits des écoles qui renoncent à vendre du chocolat au lait. «Comme les campagnes de financement sont des initiatives qui relèvent des conseils d'établissement, nous ne détenons pas de données ou d'informations à ce sujet», a indiqué Caroline Lemieux, porte-parole de la Fédération. Même réaction à la Fédération des syndicats de l'enseignement, selon qui il s'agit de décisions locales.

«Je pense que pour la cohérence du message véhiculé par le virage santé, le fait de vendre uniquement du chocolat noir à 70% et plus n'est pas une mauvaise idée, a pour sa part commenté Charlotte Geroudet, nutritionniste à Québec. Il aurait été excessif d'interdire la vente de chocolat, mais je trouve positif qu'on propose aux gens un produit ayant une valeur nutritionnelle plus intéressante.»

Mon commentaire

Québec en forme a infiltré le gouvernement. Cet organisme, parce qu'extrémiste et dogmatique, il ne se donnera pas de limite. La fondation Lucie et André Chagnon et, son émule Québec en forme, ont réussi à s'ingérer dans les décisions du gouvernement en forçant l'état de créer une fondation pour la promotion de saines habitudes vie co-financée et co-gérée. Ils ont utilisé la technique du cheval de Troie, en présentant l'obésité comme un fléau qui menace la survie même de la population du Québec, une épidémie apocalyptique.

Les intégristes anti-obésité/malbouffe ont utilisé la peur pour convaincre les députés de l'urgence de faire quelque chose face à ce désastre si rien n'est fait.

Une fois bien installer dans la machine gouvernementale du Québec, les apôtres de « Québec en forme » peuvent exprimer leur extrémisme à volonté. Comme, la lutte à l'obésité constitue une cause dogmatique, tout leur semble permit, correcte et les moyens pour arriver à leur fins sont tous bons. «On ne fera jamais assez pour combattre de terrible fléau l'épidémie d'obésité.»

Comme dans les années 40, c'est le retour de l'influence d'une autre forme de clergé dans les décisions de l'état, avec la fondation Lucie et André Chagnon. On a changé la morale catholique par la morale des saintes habitudes de vie où seules les personnes minces et sveltes auront droit à la vie éternelle.

Les apôtres de « Québec en forme » sont des exaltés. Ils voient leur but de combattre la prétendue épidémie d'obésité comme la chose la plus importante ou la plus essentielle qui soit. Ils font une guerre sainte contre l'ennemi public numéro un, la malbouffe ou le manger gras et sucrée.

La loi, qui a créé un fonds pour la promotion des saines habitudes de vie, a été adoptée à l'unanimité et sans amendement. Pourtant, par principe, tout est sujet à être critiqué. Seulement Dieu n'est pas sujet à la critique. Lorsque les gens ne peuvent pas concevoir qu'on pourrait critiquer la promotion des saines habitudes de vie, un si vertueux but, cela démontre qu'on a affaire à un dogme.

Avec la promotion des saines habitudes de vie, ils ont un mandat de sauve le monde, des super héros irréprochables. Comment apôtres de « Québec en forme » ayant ce but pourraient-être malhonnête et manipulateur, afin de profiter du système pour donner de l'argent à leurs petits amis ?

Après l'interdiction de vendre du chocolats pour des campagnes de financement cela va être quoi ?

Complément d'informations:

L'histoire

Fini la vente de chocolat au lait pour les écoliers

Mise en demeure du Fonds Québec en forme

Compte rendu de ma présence à la table ronde sur L'image corporelle : réalités et impacts du 28 septembre

La nouvelle forme de clergé au sain de l'état Québécois

HISTOIRE DU CATHOLICISME QUÉBÉCOIS

Le greffier de paix et le curé : à propos de l'influence du clergé paroissial en Mauricie

L'anticléricalisme (Merci Wiki)

L'OBTENTION DU SUFFRAGE FÉMININ DU QUÉBEC

Le clergé québécois et la politique : le « règne de la terreur » (1810)

HISTOIRE DU QUÉBEC CONTEMPORAIN De la Confédération à la crise (1867-1929)

Le clergé et le pouvoir politique au Québec

L'héritage controversé de l'Église catholique canadienne-française

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