Une décision qui peut être lourde de conséquences
Le Progrès-dimanche, no. Vol. 52 n° 41 Actualités, dimanche 26 février 2017, p. 4

si elle avait eu une bonne estime de soi, elle ne lui serait jamais venue à l'idée de subir une chirurgie bariatrique.

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Sujet: La dérive de la chirugie bariatrique

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L'urgence était si grande, pour Kathy, qu'elle a choisi de se tourner vers le privé pour éviter l'attente. Cela dit, elle conseille aux femmes qui souhaitent avoir recours à une chirurgie bariatrique de prendre le temps d'y réfléchir sérieusement.

« Il y a l'avant et le pendant, mais il y a aussi l'après. La personne doit être très bien outillée pour l'après. Tu maigris tellement vite que ton cerveau n'a pas le temps d'assimiler ta perte de poids. Je commence à me voir mince, mais ce n'est pas complètement acquis. Et si tu veux avoir une chirurgie, mais que ce n'est pas encore réglé dans ta tête que tu veux avoir une alimentation saine, ça ne sert à rien », met-elle en relief.

Un élément non négligeable doit aussi faire l'objet d'une réflexion sérieuse : le surplus de peau provoqué par la perte de poids. Kathy a eu de la chance à ce chapitre, mais a tout de même subi une chirurgie reconstructive des seins avant les Fêtes, toujours au privé. La mère de famille attire l'attention sur le fait que les femmes qui subissent une chirurgie bariatrique dans le réseau public ont bien peu de chances d'être considérées pour une reconstruction aux frais de l'État, puisque ces interventions sont considérées comme étant d'ordre esthétique. Ces éléments doivent être pris en compte.

« Voir mon corps changer, devenir difforme, n'a pas été facile. Il faut être réaliste dans tout ça », énonce Kathy, dont l'estomac est désormais de la taille d'une balle de golf.

Après s'être réfugiée dans la nourriture pendant des années, Kathy a dû complètement revoir sa relation avec les aliments.

« Tu manges pour te donner du carburant, plus pour le plaisir », signale celle qui accompagne des femmes sur deux groupes de discussions Facebook liés à la chirurgie bariatrique.

Jugement

Kathy compose chaque jour avec le jugement des autres, qu'il s'agisse de proches ou de connaissances. Elle estime que la société est très dure envers les femmes obèses qui optent pour la chirurgie plutôt que de prendre des moyens pour perdre du poids.

« Les gens autour de moi trouvaient que c'était un moyen facile. J'ai été jugée et critiquée. Pour moi, il n'y avait pas d'autre alternative », dit celle qui, jusqu'à avril 2016, était considérée obèse de niveau 1 et qui a dû subir deux chirurgies dorsales au fil des ans.

Aujourd'hui, la femme de 45 ans regarde vers l'avant et apprend à aimer le reflet qu'elle observe chaque jour dans le miroir.

« Je suis prête à accepter mon corps et je suis correcte avec le fait que les gens me trouvent belle. Je suis enfin capable d'assumer mon image de femme », conclut Kathy, qui prend part à des ateliers d'estime de soi depuis deux mois.

Illustration(s) :

Kathy (nom fictif) a subi une chirurgie bariatrique il y a un an et est passée de 226 livres à 126 livres. Elle se réjouit de pouvoir enfin travailler vers l'atteinte de l'estime de soi.

Mon commentaire

Dieu du ciel! Il y a un chirurgien qui a accepté de brocher l'estomac d'une femme de seulement 226 livres. À ce poids, elle était loin de l'obésité morbide et à 126 livres, c'est de l'anorexie pure et simple.

Pourquoi voulait-elle perdre du poids le plus rapidement possible au juste ? Si c'était pour une question urgente de santé, elle aurait été accepté plus rapidement au public?

Voyons donc! À 226 livres, elle était en parfaite santé physique. Elle s'est ruiné la santé à jamais avec ce brochage d'estomac.

À 126 livres, c'est le poids d'une cancéreuse ou d'une anorexique. Toutes les anorexiques hypothèquent leur santé.

Ainsi, avec toute perte de poids excessive:

- Il y a une perte osseuse irréversible;

Celle-ci souffre maintenant une ostéoporose d'une femme de 70 ans à 45 ans. Elle est désormais sujette à subir des fractures du bassin à la moindre chute.

- Il y a une perte de masse musculaire irréversible;

Celle-ci souffre maintenant d'une baisse du tonus musculaire. Elle a perdu de force musculaire qui la rend plus sujette aux blessures de stress comme les tendinites, hernies discales et fractures, etc.

- Il y a aussi le débalancement hormonaux avec l'arrêt des menstruations;

Celle-ci souffre maintenant d'une ménopause précoce.

Elle n'aimait pas son corps, elle avait une obsession de la minceur comme toute bonne anorexique l'est.

À 226 livres, elle était en parfaite santé physique, mais elle avait et a toujours une maladie mentale grave qui l'a poussé à vouloir se faire charcuter l'estomac.

Les médecins, qu'elle a consulté, auraient dû détecter sa maladie mentale et lui demander d'aller consulter un psychiatre sur-le-champs.

Une fois sa maladie mentale soigner, son désir de perdre du poids lui aurait parti de l'idée.

Son travail sur son estime de soi elle aurait dû le faire avant de penser à se faire sectionner l'estomac. En effet, c'est parce qu'elle s'haïssait, elle et son corps, qu'il lui est venu l'idée de se faire brocher l'estomac.

Autrement dit, si elle avait eu une bonne estime de soi, elle ne lui serait jamais venue à l'idée de subir une chirurgie bariatrique.

En considérant qu'autour de 80% des personnes qui subissent un charcutage d'estomac sont des femmes. On peut conclure que la préoccupation face à leur image corporelle de celles-ci est plus importante que celle concernant leur santé.

Les chirurgiens qui font de la chirurgie bariatrique nous laissent croire qu'ils font ça pour améliorer la santé, mais ils sont juste là pour répondre au besoin des femmes d'améliorer l'apparence physique.

Par conséquent, la chirurgie bariatrique constitue est une dérive inacceptable. Ces chirurgiens ne se préoccupent pas de la santé des femmes.

Ils sont à l'écoutent des femmes qui haïssent le corps et qui rêvent de devenir mince et sexy. En d'autres mots, ils abusent de leur état du dénigrement envers elles-mêmes pour les mutiler.

Si ces médecins étaient honnêtes et qui se préoccupait vraiment de la santé des femmes, ils feraient d'autres types de chirurgies que le brochage d'estomac. Si tous les médecins étaient respectueux et compatissants la chirurgie bariatrique n'existerait pas.

À partir de l'histoire de cette femme de 226 livres, qui a subi un brochage d'estomac totalement injustifié, le gouvernement québécois devraient décider d'arrêter toutes les chirurgies bariatriques immédiatement. Il devrait y avoir une enquête publique et un moratoire pour éclaircir cette situation scandaleuse.

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