Deux mère en colère
Journal La Presse 23 septembre 2006 Actuel page 5

Sujet: Une révolte nécessaire

On peut y lire :

C'est le monde à l'envers : deux mères britanniques se sont rendues à l'école de leurs enfants pour apporter une cargaison de hamburgers! Les mamans déplorent le virage santé pris par les cantines scolaires qui ont banni la malbouffe de leurs menus. «Les enfants sont enfermés comme des animaux et ils meurent de faim », a déclaré l'une des mères à un journalistes local. Dans le panier des mères se trouvaient aussi des patates au four et des sandwichs. «C'est une question de liberté de choix », plaident les deux bienfaitrices qui en veulent eu chef vedette Jamie Oliver, qui a réussi à convaincre le gouvernement de Tonny Blair de sortir des cafétérias les aliments gras, sucrés et sans valeur nutritive.

Mon commentaire

La force de la lutte anti-malbouffe réside dans la moralisation ou dans la dichotomie du bien et du mal de ce discours. Il y a la sainte bouffe et la malbouffe. De la bouffe diabolique, car le bon goût de ces aliments constitue un piège que tente le démon pour nous encourager à verser dans le péché de la gourmandise.  

Les intégristes anti-obésité constituent une élite dans la société non pas par leur niveau d'intelligence mais, par l'argent qu'ils possèdent, qui leur confère un grand pouvoir d'influencer. Ceux-ci constituent une clique d'illuminés qui sentent supérieur au reste du monde. Ils se sentent les élues de Dieu qui ont comme mission divine de sauver le monde. Leur fort sentiment de posséder l'unique vérité les exalte. Leur délire mystique les empêche de réaliser qu'ils sont entrain d'imposer leur vision, bien personnelle, d'une bonne alimentation à tout le monde. Éliminer la malbouffe, ce n'est pas pour eux, une question de choix ou d'opinion mais, une vérité que tout le monde doit inévitablement adhérer.

La meilleure façon d'imposer une opinion tient à étouffer la divergence d'opinion en faisant de la lutte à l'obésité/ malbouffe un dogme. Ainsi, avec l'efficacité de leur travail de pression, personne n'ose être contre la vertu. Personne n'oserait aller dire que la malbouffe est bonne pour la santé de peur de se faire lapider sur la place publique. En ce moment, la folie anti-obésité a atteint un sommet inégalé.

Les gouvernements et les autorités en place ont embarqué, dans ce délire, par le même phénomène qu'il y a 70 ans au Québec où le clergé était très influent. Le gouvernement devait gérer l'état en faisant attention de ne pas déplaire à l'autorité religieuse. Cela afin de s'assurer que les gens se maintiennent dans les balises de la morale catholique.

Conclusion, il faut absolument se révolter de cette situation inacceptable. Il faut les envoyer promener. Il faut démontrer notre désaccord. Puis, peut-être un jour, ils vont nous laisser tranquille avec leur niaiserie de la malbouffe.

Complément d'informations :

L'histoire

La Nouvelle-Ecosse part en guerre contre la malbouffe dans les écoles.

Cafétérias scolaires: adieu malbouffe!

La malbouffe bannie de l'aréna Simon Nolet

Terre-Neuve-et-Labrador déclare la guerre à la malbouffe à l'école.

Pas facile d'éliminer la malbouffe

Verdun s'attaque à la malbouffe

Let them eat cake...and burgers

We know what food the kids like, and it's not polenta

Fast food mothers confront head teacher

Parents and head in school dinner talks

Mums call truce in fish and chip war

Protesting mums supply meals-on-wheels junk food for children

Révolte

The term is merely a pejorative one to describe food that we think is in some respects bad, unhealthy, immoral


Les sujets précédents :
Délaisser la malbouffe et bouger
Les filles de 15-20 ans, une «génération formatée maigreur»
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