Malbouffe: la Fondation Chagnon veut de l'information
Journal le Devoir jeudi 6 septembre 2007 p.b5


At 560 kg, Mexican man weighs into record books Placé sur l'emballage, «si vous manger des bigmacs vous aller devenir aussi gros que lui.»

Sujet: Le dictateur

On peut y lire :

La Fondation Lucie et André Chagnon ont promis hier d'investir 50 millions en dix ans pour aider le gouvernement à promouvoir une alimentation saine.

La condition: que Québec légifère pour obliger les chaînes de restauration rapide et les fabricants d'aliments transformés à indiquer clairement sur leurs produits ou menus l'information nutritionnelle de ceux-ci. S'exprimant hier dans le cadre de la Commission sur l'avenir de l'agriculture, M. Chagnon a indiqué qu'on «ne se rend pas compte que les plats appétissants que nous proposent les chaînes de restauration rapide comportent bien souvent plus de la moitié des calories recommandées pour toute une journée». Il se demande «comment on peut espérer que la population fasse des choix éclairés si on ne lui fournit pas l'information nécessaire». Si Québec légifère, la Fondation poussera à la roue en payant une «intensive campagne d'information publique» pour favoriser les changements d'habitudes alimentaires des Québécois. Plus tôt cette année, le gouvernement avait répondu favorablement à une autre proposition de la Fondation, qui promettait 200 millions dans la lutte contre l'obésité si Québec allongeait la même somme.

Mon commentaire

Selon la logique de cette demande évidemment : 

- Le tout puissant roi André Chagnon sait mieux que ce que les gens ont besoin que l'état. 
- Les gens sont incapables de faire de bons choix pour leur santé.
- L'état doit intervenir auprès de la population, car les gens sont tous des irresponsables. ( Ils ne réalisent pas à quel point ce qu'ils mangent va les rendre obèses. )
- L'état est aussi irresponsable que la population.

Ça prendre donc un dictateur comme André Chagnon pour forcer l'état à forcer les gens à écouter ce que veut ce dictateur. En plus, les intégristes anti-obésité osent affirmer qu'ils répondent à un besoin de la population. C'est les gens qu'ils veulent cela. Mon oeil !

Après avoir réussi à faire adopter un projet de loi constituant un fond cogéré cofinancé par le gouvernement. André Chagnon a le vent dans les voiles. Il sent qu'il peut faire ce qui veut avec l'état. Le mot-clé à retenir, c'est « cogérer ». 

Pourquoi ne s'est-il pas contenté de donner de l'argent pour la création du Fonds pour la promotion des saines habitudes de vie. Il voulait cogérer. Pourquoi, voulait-il cogérer, évidemment pour avoir le contrôle sur l'état. Une méthode pour soumettre l'état à ses exigences. 

Il y a quelque chose là de pas normale. Que « gouverner » veut-il dire ? « Exercer un pouvoir politique sur, diriger les affaires politiques d'un pays.» En d'autres un mots, un gouvernement est formé de gens qui ont été élus pour diriger la destiné du pays.

En principe, dans le fonctionnement de la démocratie, il y a juste les élues qui ont le pouvoir de décider, de prendre des décisions pour l'ensemble de la population. Parce qu'ils sont imputables. Pour prendre des décisions, le parti politique au pouvoir peut prendre des informations là où il veut et se laisser influencer par les groupes de pression de son choix. S'il fait des erreurs, il sera sanctionné à l'élection suivante. Mais, il ne peut absolument pas se laisser dicter quoi faire et penser par qui que ce soi. Aucune personne n'a le droit de s'imposer, de manipuler, de forcer et d'intimider le gouvernement en place pour le forcer à adopter sa position.

C'est effronté d'essayer de soudoyer le gouvernement en proposant de donner de l'argent sous ses conditions. Comme André Chagnon a fait lors de la présentation de son mémoire à la commission parlementaire sur l'avenir de l'agriculture.

Par exemple, qu'est-ce que cela aurait de l'aire si une secte chrétienne fondamentaliste décidait de proposer de donner 50 millions de dollars au gouvernement. Cela, s'il accepte de mettre un message sur l'emballage des condoms du genre : « le sexe avant le mariage pourrait vous amener directement en enfer », sous prétexte de faire la prévention des maladies transmises sexuellement, dont le sida. Les maladies transmises sexuellement coûtent cher à la société, il faut rapidement agir pour éviter l'enfer à nos jeunes, nous dirait-elle.

Même chose avec la malbouffe. Le péché, c'est dans manger et l'enfer c'est l'obésité. Il faudrait mettre un message sur l'emballage des aliments pour prévenir les gens qu'ils pourraient devenir obèses s'ils en mangent, sous prétexte de faire la prévention des maladies prétendument associées à l'obésité.

Complément d'informations :

L'histoire

En bref - Malbouffe: la Fondation Chagnon veut de l'information

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