Halte à la malbouffe à l'école
Journal Le Soleil du mercredi 27 décembre 2006 page 4

Sujet: L'intimidation anti-obésité/malbouffe

On peut y lire :

Les hamburgers et la poutine ne devraient pas avoir leur place dans les assiettes des écoliers. Plus de 90 % des Québécois estiment que la malbouffe doit être bannie des écoles, selon un sondage SOM réalisé pour Le Soleil et La Presse.

Près de 69 % des 1000 personnes interrogées affirment être « tout à fait d’accord » avec l’interdiction des gras trans sur les bancs d’école, alors que 22 % sont « plutôt d’accord ».

Par ailleurs, 94 % des sondés pensent que l’obésité est un important problème de santé publique. Cette enquête a été réalisée du 13 au 20 novembre, et la marge d’erreur est de 4,4 %.

Les résultats ne surprennent pas Nathalie Almeras, spécialiste en prévention de l’obésité infantile à l’Université Laval. « La société est de plus en plus sensibilisée, dit-elle. L’apparition de l’obésité chez les enfants a permis de mesurer la gravité du problème. »

Mon commentaire

Si les médias n'auraient jamais parlé de la malbouffe et d'obésité, les résultat de ce sondage aurait été bien différents. Car, les médias peuvent faire accroire n'importe quoi aux gens. Le sujet de l'obésité/malbouffe possède un statut  d'exception. Il est le seul sujet protégé de la critique par les médias. Car, on ne peut pas douter de la parole des intégristes anti-obésité. C'est interdit.

C'est sur, quand on use d'intimidation pour faire passer un message, les gens n'osent pas dire le contraire. L'intimidation se présente sous forme d'exagérations démagogiques. Leurs allégations hyper dramatisantes sont du genre (utilisation du « si » intimidant): « Les enfants d'aujourd'hui feront face à plusieurs maladies cardio-vasculaires et ce, aussi tôt qu'à la fin de leur adolescence, si leurs parents et les décideurs politiques ne s'attaquent pas immédiatement à l'obésité chez les enfants  », « les conséquences pour la santé publique sont potentiellement désastreuses, alors que des crises cardiaques et des défaillances rénales deviendraient relativement courantes chez les jeunes adultes », « l'obésité tuera plus que le tabac », « l'embonpoint représente maintenant l'une des pires menaces à la santé publique de l'histoire du Canada », « La malbouffe aussi dévastatrice que la nicotine », « Dossiers obésité infantile Vers un désastre ».

L'intimidation se présente aussi sous la forme de harcèlement. Leur insistance à porter ce message en devient agressant. Car, ils multiplient sans arrêt des communiqués de presses qu'ils envoient aux différents médias. Cela pour faire croire aux journalistes que c'est très grave. Genre, si on ne fait rien la fin du monde est proche. Comme, ils finissent par y croire, ils se sentiraient coupables de ne pas parler du fléau de l'obésité. Par conséquent, la gravité des choses est utilisée comme outil d'intimidation.

Nous ne pouvons pas mettre en doute, une seule seconde, les allégations des intégristes anti-obésité . Dans ce contexte de terreur, les gens n'ont pas eu le choix de répondre positivement aux questions posées dans ce sondage.

En conclusion, Orson Welles a fait l'expérience du pouvoir des médias avec son canular radiophonique en 1938. Il avait fait croire aux gens que les extra-terrestres venaient d'envahir la terre. La morale de l'histoire, c'est facile de forcer les gens à penser comme on veut qu'ils pensent.

Complément d'information :

L'histoire

Halte à la malbouffe à l'école

Malbouffe et obésité préoccupent de plus en plus les Québécois

La gravité de l'obésité/malboufe une création de l'esprit

Yet is this consensus the product of scientific research, or a modern morality tale dressed up as health advice?

Obesity: An Overblown Epidemic?

Radio-Canada et la dramatisation de l'obésité


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