Science - L'obésité, un problème de comportement
Le Devoir, jeudi 24 août 2017, p. A1,A8

Ce qu'il faut comprendre des conclusions de leur recherche, c'est que les signaux de faim et de satiété sont malsain. C'est une erreur de la nature. C'est une malfonctionnement qui poussent les gens à devenir obèses.<

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Sujet:La science de la culpabilisation

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Les régions du cerveau impliquées dans l'autorégulation du comportement seraient moins actives chez les adolescents prédisposés à l'obésité, ont découvert des chercheurs états-uniens. Cette observation qui confirme qu'une grande part de l'obésité résulte du comportement devrait permettre l'élaboration de nouvelles interventions pour traiter et prévenir l'obésité, dont sont atteints plus de 6 % des jeunes Québécois âgés de 12 à 17 ans.

Les chercheurs ont effectué cette observation lorsqu'ils ont soumis 36 adolescents new-yorkais à une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) -- qui nous renseigne sur le niveau d'activité des différentes régions du cerveau -- pendant qu'on leur présentait des mots associés à des aliments de restauration rapide, comme " frites ", à des aliments santé et faibles en gras, comme " choux de Bruxelles ", et à des objets sans aucun lien avec la nourriture. Parmi ces adolescents âgés de 14 à 19 ans, 10 étaient en surpoids ou obèses, 16 étaient minces mais considérés comme à risque d'obésité parce que leur mère faisait de l'embonpoint ou était obèse, et 10 autres étaient minces et couraient peu de risque de devenir obèses, car leur mère était mince également. Les participants devaient également évaluer leur appétit en réponse à chacun de ces mots. Après cet examen, un buffet incluant des aliments pauvres et riches en calories a été offert à tous les participants pour voir si leur réponse cérébrale correspondait à leur comportement dans la vraie vie.

Les chercheurs ont alors remarqué que les mots associés à des aliments induisaient une activation des régions du cerveau impliquées dans les émotions et le système de la récompense chez tous les sujets. Cela signifie en quelque sorte que " tous les adolescents voient leur système de la récompense s'activer quand ils pensent à une belle pizza. Chez tout le monde, la nourriture stimule l'appétit ", explique Susan Carnell, professeure au Département de psychiatrie et de sciences comportementales de la Johns Hopkins University School of Medicine.

Par contre, les structures cérébrales responsables de l'attention et de l'autorégulation étaient nettement moins activées chez les adolescents en surpoids particulièrement, et chez ceux qui étaient maigres mais prédisposés à l'obésité en raison de leur histoire familiale, à un moindre degré, que chez les minces ayant peu de risque de grossir et chez lesquels l'activation était la plus élevée. De plus, les comportements des différents adolescents face au buffet offert reflétaient bien ces derniers résultats obtenus par l'IRM puisque les participants obèses ou en surpoids étaient ceux qui mangeaient le plus, suivis de ceux qui, malgré leur taille fine, étaient à risque de devenir obèses, tandis que les adolescents de petite constitution et exempts de prédisposition familiale étaient ceux qui mangeaient le moins.

" L'autorégulation est un processus cognitif, une sorte d'effort conscient qui peut mener à la décision de ne pas manger, explique Mme Carnell, qui est l'auteure principale de l'article rapportant les résultats de cette étude dans la revue NeuroImage. Le circuit de l'autorégulation intervient aussi dans des tâches qui ne sont pas reliées à l'alimentation où il exerce une réponse inhibitrice. Il ressemble à un système de freins qui, chez les personnes prédisposées à l'obésité, est moins puissant. "

" Cette étude montre que le risque de devenir obèse n'est pas exclusivement induit par l'absence ou la présence d'envies de manger des aliments hautement caloriques, mais aussi, et peut-être de façon encore plus prégnante, par la capacité de contrôler ces envies ", ajoute Bradley Peterson, professeur à la Keck School of Medicine de la University of Southern California, et coauteur de l'article.

" L'obésité n'est pas une maladie psychologique, mais elle est néanmoins le résultat du comportement. Une grande part du moins découle du comportement ", ajoute Mme Carnell.

Selon les chercheurs qui ont mené cette étude, cette découverte offre une nouvelle cible à viser pour prévenir et traiter l'obésité, étant donné que les interventions classiques centrées sur le régime alimentaire et l'exercice physique ne sont pas très fructueuses. " Si on ne fait que de la prévention par l'éducation en disant que les frites ne sont pas saines parce qu'elles renferment beaucoup de gras, et qu'il faut faire plus d'exercice, cela ne vous aidera pas nécessairement à adopter le comportement qu'il faudrait. Mais en reconnaissant que l'autorégulation peut vous faire agir différemment, vous saurez que vous devez éviter les endroits où on trouve des frites parce que vous ne pourrez résister à l'envie d'en manger en raison de votre manque d'autorégulation ", fait remarquer Mme Carnell.

Les personnes prédisposées à l'obésité et dont le système d'autorégulation est déficient devraient " essayer de retenir leur réponse spontanée face à l'aliment convoité en faisant justement appel à leur système d'autorégulation ", recommande la chercheuse. " Si cela est trop difficile, elles pourront essayer de contrôler un peu plus leur environnement, et dans ce cas, elles n'auront pas besoin d'activer leur système d'autorégulation. Par exemple, si vous trouvez ça difficile quand vous pensez à des frites ou à des croustilles, vous faites en sorte de ne pas en avoir dans la maison. Par ailleurs, si vous choisissez d'aller que dans les restaurants qui offrent uniquement des mets santé, vous n'aurez ainsi pas besoin de solliciter votre système d'autorégulation. Dans les restaurants servant toutes sortes de mets, il faudra se concentrer sur les plats santé, comme les salades ; cela évitera de devoir mettre en action votre système d'autorégulation. "

Les personnes obèses ou à risque de le devenir doivent essayer différentes méthodes et adopter celle qui fonctionnera le mieux pour elles, conclut la scientifique.

Mon commentaire

Une autre recherche qui servira à faire de la propagande anti-obésité. Une recherche qui vient appuyer un des pires préjugés (stereotypes) contre les personnes de fortes tailles au fait qu'elles mangeraient leurs émotions. En d'autres mots, elles seraient insatiables incapables d'arrêter de manger.

Décider de faire une recherche dite scientifique à partir de ses propres préjugés contre les gros pour finalement leur faire la morale en leur disant « faites quelque chose pour vous contrôler », c'est vraiment absurde et inacceptable.

Quoi penser du journal Le Devoir qui a décidé de placer un article sur cette recherche bidon en première page. Cela démontre à quel point l'équipe de rédaction de ce journal est grossophobe. Ils se sont sûrement dit, « Enfin peut-être la solution au pire fléau que l'humanité n'a jamais eu à faire face: l'obésité ».

Ils n'ont pas vu la haine et le mépris que cette recherche sous-entends.

Inconcevablement, ils ont fait une recherche pour rendre pathologique un phénomène ou un processus naturel nécessaire à notre survie soit la régulation de la prise alimentaire.

Le signal de la faim et celui de la satiété ne sont pas l'aboutissement d'une réflexion. Cela fait partie du système neurovégétatif ou nerveux autonome soit le parasympathique. Celui-ci contrôle le fonctionnement de tous nos organes comme la température du corps, la respiration, la digestion, la sécrétion des hormones, en fait tout ce que notre volonté n'a pas de pouvoir dessus.

Puis, les auteurs de cette recherche nous arrivent avec une explication de l'origine de l'épidémie d'obésité. Elle serait causée par une incapacité à contrôler consciemment le système de régulation de la prise alimentaire.

En d'autres mots, il faut utiliser nos hémisphères cérébraux pour passer outre notre système nerveux autonome. Il faut utiliser notre intelligence pour contrecarré nos signaux de faim et de satiété, soit en utilisant notre « système d'autorégulation ».

Ce qu'il faut comprendre des conclusions de cette recherche, c'est que les signaux de faim et de satiété sont malsains. C'est une erreur de la nature. C'est une malfonctionnement qui poussent les gens à devenir obèses.

Là, il faudrait manger uniquement à l'aide de notre intelligence. Manger doit devenir une action comme écrire et faire des calcules mathématiques, etc.

Autrement dit, une recherche pour appuyer la théorie qui explique que si vous n'êtes pas capable de perdre du poids, c'est que vous mangez vos émotions. Il s'est fait plusieurs livres à ce sujet.

Comme on ne peut pas faire autrement que manger ses émotions on pourrait appeler cette méthode, « Maigrir à l'aide de la culpabilité ».

Si vous mangez vos émotions, c'est que vous n'avez pas de contrôle sur votre système nerveux autonome.

Donc la solution, pour se débarrasser des obèses, est que nous ayons tous le contrôle ultime sur notre prise alimentaire, soit de ne plus être à l'écoute de son corps. Il faut combattre ce démon qui nous pousse à manger gras et sucré ou de la malbouffe.

Soit dit en passant, seules les anorexiques réussissent à avoir ce contrôle ultime.

En réalité, c'est en voulant avoir le contrôle qu'on en perd le contrôle. Les femmes qui veulent avoir le contrôle sur leur alimentation qui développent des désordres alimentaires tel que l'anorexie, l'orthorexique, la boulimie et les restrictions/compulsions.

En contre partie, c'est en étant à l'écoute de son système de régulation de la prise alimentaire (ses signaux de faim et de satiété), qu'on atteinte un équilibre, qu'on stabilise son poids. Le poids que la nature a voulu qu'on ai et non ce que les intégristes anti-obésité/malbouffe veulent qu'on ai.

La nature ne fait pas d'erreur, elle est bien faite. S'il y a des personnes qui sont de fortes, de moyennes ou de petites tailles, c'est la nature qui l'a voulu ainsi.

Conclusions:

Les personnes qui méprisent les gros ont tendance à rendre leur état pathologique.

Les auteurs de cette recherche sont grossophobes comme tous ceux qui luttent contre l'obésité.

Complément d'informations:

L'histoire

L'obésité, un problème de comportement

Using Your Mind (and Brain) to Make Healthier Choices

Is childhood obesity a psychological disorder?

Do 'food words' offer a new way to predict obesity?

Brain's self-regulation in teens at risk for obesity

How someone's brain reacts to 'food cues' could help predict future obesity

Brain Scans May Have Just Identified A Key Cause Of Childhood Obesity

Food & Health Skeptic

The Fat Pedagogy Reader: Challenging Weight-Based Oppression Through

Maybe Fat People Are Poor And Sick Because Our Culture Treats Them Like Garbage

Anti-fat bias

Weight Stigma: Doctors Guilty of Prejudice Against Obese, Too

Stigma Against Fat People the Last Acceptable Prejudice, Studies Find

The War on Obesity: The Eating Disorders Community at a Crossroads

The War on Obesity vs the War on Obese People

Manger ses émotions

Kilos en trop et si c'était vos émotions

Malade à force de faire attention

Le contrecoup du discours anti-obésité

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Ni boulimiques Ni anorexiques, mais...

Montignac et les émotions - Le livre de Madeleine Houle

Entrevue exclusive - Elle affiche 30 livres de moins "Je ne mange plus mes émotions..." Ginette Reno

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Manger ses émotions Guylaine Guevremont

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