Les gênes contrôlent la forme de votre corps
Journal de Québec, mardi 9 mai 2006 page 34

Sujet: Déculpabilisation 

On peut y lire:

Si vous avez une bedaine de bière, de larges hanches, des fesses rebondies ou d'énormes, cuisses, mettez ça sur le dos de vos gènes! Car une nouvelle étude suggère que les gênes adipeux contrôle la forme de votre corps.

«En examinant vos gênes, nous pouvons dire votre taux de gras et comment votre masse adipeuse sera répartie», signale le chercheur en chef Ronald Kahn, président du Joslin Diabetes Centre de Boston et professeur à la Havard Medical School.

«Nous pouvons dire où les différents gras s'accumuleront sur les différents endroits de votre corps - vous pouvez être en forme de pomme (avoir un surplus de gras sur le ventre) ou de poire (avoir un surplus de gras sur les hanches, les fesses et les cuisses). Du point de vue du développement, cela est contrôlé par des gênes qui font partie  des mécanismes réagissant le développement normal. Chez l'humain, les gènes peuvent déterminer combien de cellules adipeuses et où elles se situent. Mais personne ne pense vraiment au rôle que les gênes peuvent jouer par rapport aux humains et gras.»

Diabète

Kahn explique que l'emplacement de la masse adipeuse a incidence une sur le risque de diabète, des cardiopathie, des cancer et des troubles métaboliques de chacun. Les gens en forme de pomme, dont le gras se trouve principalement sur l'abdomen, courent beaucoup plus  de risques de faire du diabète et d'avoir le syndrome métabolique que ceux dont le gras est en majeure partie sous-cutané (réparti sous la peau, principalement sur les fesses et les cuisses.)

L'étude a examiné la composition génétique d'échantillons de gras prélevés autour des organes internes et sous la peau de souris ainsi que de 200 sujets humains, qui allaient de normaux à très obèses.

Les chercheurs ont remarqué que, parmi les gènes du développement ayant une incidence sur le contrôle du développement du corps, jusqu'à 12 peuvent jouer un rôle par rapport aux dépôts de gras. De plus, ils ont vu qu'au moins trois de ces gênes semblent d'une grande importance en ce qui concerne l'obésité.

«Nous émettons l'hypothèse que la masse adipeuse, en ce qui a trait au développement, est contrôlée par les gênes, qui déterminent à quel point vous êtes gras et pourrez l'être ainsi que l'endroit où ce gras s'accumulera», a dit Kahn.

L'étude est publiée dans les débats du Journal de la National Academy of Sciences.

Mon commentaire

Cette étude peut nous servir pour évaluer la part qui est du jugement moral dans le discours anti-obésité/malbouffe. Les femmes sont-elles responsables de ne pas avoir le corps de Paris Hilton? Remettons les pendules à l'heure. 

Les intégristes anti-obésité sont dogmatiques, parce qu'ils expliquent seulement l'embonpoint ou l'obésité par un comportement délinquant. Ils minimisent le facteur génétique. Si les femmes n'auraient pas mangé autant de cochonneries, elles seraient toutes minces et délicates aujourd'hui, se disent-ils. 

Pour intervenir, les intégristes anti-obésité part de leur vision que les gens mangeraient trop Il faut les faire manger moins. En ce sens, toutes leurs recommandations visent à forcer les gens à modifier leur comportement. Ils utilisent la peur et la promotion de la coercition avec leur idée d'interdire la malbouffe dans les écoles et de taxer la malbouffe.

En pondérant, l'obésité ne s'explique pas à cent pour cent par la génétique. Dix pour cent s'explique par le comportement, environ. Alors, par extension, nous pouvons dire que, dans le discours anti-obésité, il y a 90% qui découle du jugement moral. Alors, la question se pose. Pourquoi s' acharnent-ils à vouloir culpabiliser les femmes sur un aspect de leur physique duquel elles n'ont pas de pouvoir dessus? Ne serait-ce t-il pas qu'on veut manipuler afin d'obtenir quelque chose d'elles ?

Les femmes sont presque toutes de forme poire et les hommes de forme pomme. Ce qui explique sûrement que les hommes vivent moins longtemps que les femmes.

Les femmes n'ont pas à s'inquiéter au sujet de leur corps. Leurs rondeurs sont bonnes pour leur santé. Les femmes n'ont pas à se sentir responsable ne pas avoir un corps mince et délicat. Elles n'ont pas voulu avoir des rondeurs, elles n'ont rien fait de spéciale pour cela. La vie est ainsi faite, les femmes ont naturellement des rondeurs.

Ne pas tenir compte de l'importance de l'aspect génétique et de la différence entre les hommes et les femmes est intellectuellement malhonnête. Ce qui prouve une fois de plus que la lutte acharnée contre l'obésité vise les femmes. Car, c'est rentable de culpabiliser les femmes.

Informations supplémentaires

L'histoire:

Joslin's C. Ronald Kahn to Discuss Genetics of Obesity at AACE Meeting

Durant la semaine de relâche - Gare aux calories!

Recherchée: hommes à petite bedaine!

On continue de manger gras et sucré  

Kilos en trop et si c'était vos émotions  

L'approche comportementale

More than just genetics: Lifestyle choices impact GI health

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We try to promote healthy behavior for a lifetime

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Saudi women facing barriers to exercise

Fat Devils and Moral Panics. News Reporting on Obesity Science PDF

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