Il faut mettre un terme à l'homophobie»
Jean-Marc Fournier

Journal de Québec, samedi 21 mai 2011 p.21

Slimband

Sujet: Qu'a fait l'état Québécois contre le mépris envers les femmes rondes ?

On peut y lire:

Puisque «les préjugés persistent» et les «préjudices causés sont sérieux», le gouvernement du Québec investira plus de 7 millions $ au cours des cinq prochaines années pour lutter contre l'homophobie.

C'est plus exactement un investissement de 7,1 millions $ qu'a annoncé le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, vendredi, en conférence de presse, en lançant le Plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie.

Né d'une concertation entre 11 ministères et de nombreux organismes de promotion des droits des personnes LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres), le plan compte une soixantaine d'actions «pour mettre un terme à l'homophobie».

Chaire de recherche

Parmi ces actions, notons entre autres la création d'une chaire de recherche sur le phénomène. «Il est inévitablement nécessaire de posséder un plus grand savoir scientifique pour avoir une meilleure connaissance du phénomène», a précisé le ministre Fournier.

«Près de 80 % des adultes gais et lesbiennes ont déjà été témoins de comportements homophobes dans leur milieu de travail. Une personne sur quatre en a déjà été victime directement», a-t-il ajouté.

Line Chamberland, sociologue et professeure à l'Université du Québec à Montréal, qui s'engage à combattre l'homophobie en milieu scolaire, applaudit l'initiative.

«Les élèves apprennent très jeunes, dans les cours d'école, que des mots tels que «fif» et «tapette» peuvent blesser des gens, sans pourtant comprendre la réelle signification des termes», a-t-elle expliqué.

Bureau de lutte

En plus de tenir deux campagnes publicitaires télévisuelles et radiophoniques en 2012 et en 2014 et d'augmenter les subventions aux organismes dédiés à la cause, le gouvernement prévoit créer un bureau de lutte contre l'homophobie.

Les membres de la petite équipe y travaillant agiront comme agents de liaison entre les différents ministères et les organismes communautaires. Ils seront aussi chargés de l'octroi des subventions accordées à des projets spécifiques et devront tenir compte des particularités des régions. «En agissant ensemble, nous nous donnons les moyens pour changer les mentalités», a conclu le ministre.

Mon commentaire

Qu'a fait l'état Québécois contre le mépris envers les femmes rondes? Absolument rien et pire encore, il contribue financièrement au montant de 40 millions par année à nourrir les préjugés anti-gros? Le fonds pour la promotion des saines habitude de vie a été créé pour lutter contre la prétendue épidémie d'obésité, il y aurait de plus en plus d'obèses. Cette augmentation s'expliquerait par le manque de volonté des gens à faire attention à ce qu'ils mangent et à faire de l'exercice physique.

Les gens seraient responsables de leur obésité. Si tous le monde feraient de l'exercice physique régulièrement et ne mangeaient pas de malbouffe, il n'y aurait pas d'obèses. En d'autres mots, c'est une épidémie de manque de volonté, de paresse et de dépendance à la malbouffe.

Le Fonds Québec en forme dépense 40 millions de dollars par année à essayer de convaincre les gens qu'ils sont responsables de l'épidémie d'obésité et de leur embonpoint. Le fonds pour la promotion des saines habitudes de vie est en réalité un fonds pour moraliser les gens sur leurs prétendues mauvaises habitudes de vie.

Les intégriste anti-obésité/malbouffe ont remplacé, le concept du divin, par la science. Eux, ils ne peuvent pas se tromper ou être remis en question, parce que leur opinion est directement inspirée par leur dieu/science.

Comment vous voulez lutter contre le mépris envers les femmes rondes, lorsqu'on répète constamment dans les médias que l'obésité coûte cher au système de santé. On leur fait sentir indirectement qu'elles n'auraient qu'à adopter de saines habitudes de vie pour ne plus être ronde dans le but de faire baisser le nombre d'obèses dans la société (endiguer l'épidémie d'obésité).

Les spécialistes de la santé publique contribuent à accoler aux femmes rondes l'image de la mauvaise santé. Une image qui renforce les préjugés haineux envers celles-ci du genre laides, moches et grosses dégueulasse ou torche.

C'est ce qui explique le pourquoi personne ne s'indigne face au mépris que subissent les femmes rondes. Étant responsable du fléau de l'obésité, elles n'ont que ce qu'elles méritent.

Le mépris envers les femmes rondes est le seul socialement acceptable. Exemple, c'est très méprisant, de la part des journalistes ou des animateurs de radio ou de télévision, lorsqu'ils soulèvent toujours la question de santé quand ils font une entrevue avec une femme ronde. Par contre, on ne remet jamais en question la santé des femmes minces.

L'homme qui voit aussitôt la mauvaise santé en regardant une ronde est habituellement misogyne. Les arguments au sujet de la santé sont utilisés à hair les femmes et leurs rondeurs.

Comment les groupes de défense des gaies et lesbiennes réagiraient si on leur disait qu'il s'agit seulement de faire des efforts pour ne plus être homosexuel. Que l'homosexualité ne serait qu'un laisser-aller dans la débauche et la luxure. Pour une sexualité sans contrôle, nous ne devrions pas faire la promotion des saines habitudes sexuelles pour éviter que les gens versent dans l'homosexualité?

Les femmes rondes le sont pour toute leur vie. Les rondeurs correspondent à une caractéristique physique irritée de la nature et non le résultat de l'aboutissement de mauvaises habitudes de vie. Pour éviter de culpabiliser, de moraliser et d'en faire un dogme de la promotion des saines habitudes vie, il ne faut pas qu'on donne comme objectif la lutte à l'obésité. Car, nous pouvons tous et toutes être parfaite santé peu importe notre poids corporel, si on fait ce qu'il faut faire pour.

L'objectif, du fonds pour la promotion des saines habitudes de vie, est écrit clairement: faire diminuer le nombre d'obèses. Ce qui laisse croire que le seul moyen d'être en santé, c'est d'être mince ou d'avoir un certain poids corporel. Cette exigence d'être mince pour être considéré en santé contribue à maintenir les préjugés haineux et méprisant envers les gros en général et surtout envers les femmes rondes.

La lutte contre l'épidémie d'obésité sert qu'à faire peur pour obtenir des subventions du gouvernement. L'obésité représente le mal (le démon) que l'on doit combattre. Faire la promotion des saines habitudes de vie sans identifier un péché aurait moins d'impact...

Informations supplémentaires

L'histoire:

«Il faut mettre un terme à l'homophobie» - Jean-Marc Fournier

Le gouvernement s'attaque à l'homophobie

Le ministre de la Justice lance le Plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie

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