Les boissons sucrées feront 63 000 morts d'ici 25 ans
La Tribune, no. Vol. 107 n° 298 Actualités, samedi 11 février 2017, p. 9

Affirmer que le sucre va tuer 63 000 personnes au canada constitue de la démagogie pure et simple.

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Sujet: La goutte qui fait déborder le vase

On y lire:

OTTAWA - Une étude menée à l'Université de Waterloo, en Ontario, signale qu'en raison d'une trop forte consommation de boissons sucrées, les Canadiens risquent des conséquences dévastatrices pour leur santé, de même que pour l'ensemble du réseau de la santé.

L'étude prévoit que d'ici 25 ans, ces boissons devraient coûter plus de 50 milliards $ au système de santé et provoquer des maladies entraînant plus de 63 000 décès.

La recherche estime que la consommation de boissons sucrées au Canada sera liée à plus de 3 millions de cas d'obésité, à près de 1 million de cas de diabète de type 2, à près de 300 000 cas de cardiopathie ischémique, à plus de 100 000 cas de cancer et à près de 40 000 accidents vasculaires cérébraux (AVC).

En 2015, les Canadiens ont chacun acheté en moyenne 444 millilitres de boissons sucrées quotidiennement - l'équivalent d'une canette de soda par jour, tous les jours.

Cette consommation était de 578 millilitres chez les jeunes, ce qui représente jusqu'à 16 cuillères à thé de sucre, une quantité qui dépasse largement l'apport maximal quotidien recommandé.

Robert Nuttall, de la Société canadienne du Cancer (SCC), souligne que les boissons sucrées sont la plus importante source de sucre du Canadien moyen. Sa consommation excessive augmente le risque d'au moins 11 différents cancers, a-t-il précisé par communiqué.

La SCC, la Fondation des maladies du c½ur de l'AVC et trois autres organisations en santé ont financé cette étude.

Un de ses coauteurs, le Dr David Hammond, soutient que « réduire sa consommation de boissons sucrées est l'une des meilleures manières de réduire un apport calorique trop élevé et de maintenir un poids santé ».

Selon les données d'Euromonitor International, une entreprise spécialisée en études de marché, les ventes de boissons gazeuses non-diètes ont dégringolé au cours des 12 dernières années. Or, de 2001 à 2015, il y a eu forte augmentation des ventes de cafés et thés sucrés, d'eaux aromatisées et de yogourts à boire. Les ventes de boissons énergisantes ont grimpé de 638 pour cent à elles seules.

Mon commentaire

Là, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Une exagération de trop qui discrédite totalement la guerre contre l'obésité.

Cela confirme aussi mon opinion, que j'ai exprimé plusieurs fois, au fait que les intégristes anti-obésité/malbouffe font des études et des recherches scientifiques non pas dans un but de faire avancer les connaissances mais, de faire des relations publiques. En d'autres mots, pour influencer l'opinion publique.

Où ont-ils pris l'idée que les boisons sucrées causeraient 63 000 décès ?

Comme on dit, on peut faire dire ce que l'on veut aux statistiques et ici c'est encore plus vraie parce qu'elles ont servi à faire des prédictions.

En d'autres mots, c'est une prédiction prémédité. Ils se sont dit au départ, il faut sortir des chiffres impressionnants pour faire peur au monde afin de nourrir la psychose actuelle contre le sucre.

Oui, une tactique pour insister les gens à boire moins de liqueurs mais, surtout pour faire pression sur le gouvernement pour qu'ils mettent une taxe sur les boissons sucrées.

Le gros du problème dans cette histoire, ce sont les journalistes qui gobent cette fausse information comme si cela serait une vérité indiscutable. Ils ne font rien pour vérifier et comprendre les tenants et les aboutissements de ces allégations farfelues.

Pourquoi, les rédacteurs en chef ou les chefs d'antennes à la télévision, ne cherchent pas à faire une entrevue avec un spécialiste qui aurait une opinion différente ?

En effet, affirmer que le sucre va tuer 63 000 personnes au Canada, constitue qu'une simple opinion et non un fait. Plus une opinion semble invraisemblable, comme dans ce cas ci, plus les journalistes devraient être méfiants.

Le travail, des journalistes, est de tenir compte des différentes opinions et non d'en choisir une en particulier. Malheureusement, c'est ce qu'ils font tous sans exception avec celles des fanatiques anti-obésité/sucre.

Par conséquent, ils sont devenus des militants pour la promotion des saines habitudes de vie. Les journalistes répètent textuellement, comme des robots, le message alarmiste anti-obésité/sucre, parce qu'ils croient ainsi participer à sauver le monde de l'obésité galopante.

Quand les journalistes québécois parlent d'obésité/malbouffe, ils cessent d'être des journalistes. Ils sont en mission. Ils n'ont aucun sens critique face à la démagogie des intégristes anti-obésité/malbouffe. Ils sont à leur service.

Affirmer que le sucre va tuer 63 000 personnes au canada constitue de la démagogie pure et simple. En effet, comment évalue-t-on le niveau de responsabilité du sucre dans l'apparition dans une maladie mortelle?

Dans les faits, le sucre n'est responsable d'aucune maladie. La notion du trop de sucre cela veut tout dire et ne rien dire en même temps. Le trop de sucre change d'une personne à une autre et d'une journée à une autre en fonction du besoin énergétique.

L'apparition d'une maladie est toujours multi-factorielles. Il est donc impossible de déterminer dans quel pourcentage ou dans quel mesure le trop de sucre à contribuer à l'apparition d'une maladie.

De là. affirmer que le trop de sucre causera 63 000 décès, il y a une marge trop grande. C'est une exagération. C'est une allégation tirée par les cheveux ou sans fondement scientifique.

Encore une fois, les journalistes se doivent donc d'être plus critique avec le discours des fanatiques anti-obésité/sucre.

Texte du vidéo

Boissons sucrées: 63 000 morts d'ici 25 ans

Texte du vidéo:

TVA au service des fanatiques anti-sucre.

Voici l'exemple d'une fanatique anti-sucre.

Une extrémiste.

Une intégriste anti-obésité.

Le sucre responsable de l'obésité ???

C'est complètement faux!

Dre Julie St-Pierre.

La journaliste dit ce qu'on lui a demandé de dire.

Elle présente des prédictions comme si cela étaient des faits.

Une prédiction est toujours une opinion.

Un journaliste se doit d'être objectif.

Impossible d'être tous d'accord avec ces allégations farfelues.

TVA doit refuser d'être utilisé par un groupe de pression.

Pour leur faire de la propagande.

Pour forcer l'état à mettre une taxe sur les boissons sucrées.

Commentaire vidéo fait par José Breton.

Deux hommes en or Télé Québec du 13/01/17

TVA nouvelles du 10/02/17

Boissons sucrées: 63 000 morts d'ici 25 ans

Complément d'information

L'histoire

Le coût social faramineux des boissons sucrées

Les ravages du sucre ajouté

Santé : les boissons sucrées, un réel danger selon une étude canadienne

Canada : 63 000 décès d'ici 25 ans à cause des boissons sucrées

Les boissons sucrées feront 63 000 morts d'ici 25 ans

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Les boissons sucrées feront 63 000 morts d'ici 25 ans: reportage

Le TVA Nouvelles 18 h de Québec, 15 janvier 2017

Fait-on dire ce qu'on veut aux chiffres ?

Le cas du sucre

Baisse des achats de boissons gazeuses

L'OMS demande d'augmenter les taxes sur les boissons sucrées

Bientôt finis les dessins sur les boîtes de céréales

Trop de sucre favorise la progression du cancer du sein

Plainte contre le service des nouvelles de radio-canada pour propagande honteuse

Sucre et tabac, même tactique

Pas de taxe sur la malbouffe

Santé: haro de l'OMS sur les sucres cachés

Les dangers du sucre

Trop de sucre favorise la progression du cancer du sein


Plainte envoyée au Conseil de presse contre Bénédicte Lebel journaliste au réseau de télévision TVA pour avoir présenté des prédictions comme des faits.

Bénédicte Lebel lors de son reportage diffusé à «TVA nouvelles», le 10 février 2017 vers 12h40, a fait une liste des conséquences, selon une étude ontarienne, qu'aura la consommation de boissons sucrées dans le futur sur la santé de la population comme si cela était des faits :

Des prédictions ne peuvent pas être considérés comme des faits. Des faits sont toujours des événements qui sont arrivés dans le passé.

Une prédiction est toujours une opinion. En présentant, ces prédictions comme des faits, elle a induit en erreur son auditoire. Elle a enfreint le code de déontologie des journalistes à la Section C :

Recherche de la vérité.
9. Qualités de l'information:
c. impartialité: absence de parti pris en faveur d'un point de vue particulier;

Elles a énoncé le mot-à-mot de l'opinion du groupe de pression «Coalition québécoise sur la problématique du poids» qui veut forcer l'état à mettre une taxe sur les boissons sucrées.

Le co-auteur de cette étude Dr David Hammond de l'Université Waterloo fait partie d'une coalition internationale qui partagent une idéologie anti-obésité/malbouffe/sucre. Ceux-ci ne sont pas objectifs. Ils font des études et des recherches scientifiques non pas dans un but de faire avancer les connaissances mais, de faire des relations publiques pour faire la promotion de leur idéologie.

Elle a enfreint aussi le code de déontologie des journalistes à la Section B :

Indépendance
6. Indépendance et intégrité

6.2 Influence des préoccupations politiques, idéologiques et commerciales

«Les médias d'information ne laissent, en aucun cas, leurs intérêts commerciaux, politiques, idéologiques ou autres primer sur l'intérêt légitime du public à une information de qualité, ni ne restreignent l'indépendance professionnelle des journalistes.»

Bénédicte Lebel a fait un reportage où elle a exposé seulement une vision, soit celle d'un groupe de pression et ainsi, lui a fait gratuitement de la propagande pour leur idéologie. Elle n'a pas gardé son indépendance et son sens critique a pris le bord.

Elle commence son reportage avec des allégations apocalyptiques (farfelues) au sujet des boissons sucrées et termine en proposant une solution : une taxe sur celles-ci. Il n'y a aucune subtilité là. C'est une grosse farce. Elle a pris son auditoire pour des imbéciles.

Plainte envoyée au Conseil de presse contre Bénédicte Lebel journaliste au réseau de télévision TVA pour avoir présenté des prédictions comme des faits.

Autres liens

Nouvelles données de l'Institut de la statistique du Québec - La surconsommation de boissons sucrées ne se réglera pas toute seule : le gouvernement doit faire sa part

QU'EST-CE QU'UN FAIT ?

Faits ou opinions?

L'opinion est donc le contraire d'un fait. Elle peut s'exercer sur ce qui n'est pas (futur par exemple), et elle est subjective (dépend du sujet qui l'émet)

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