Santé: haro de l'OMS sur les sucres cachés
Journal de Québec jeudi 5 mars 2015 page 48

OMS et le sucre

Sujet: Une organisation sous influence

On peut y lire:

Pour lutter notamment contre l'obésité et les caries dentaires, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé mercredi de limiter la consommation de sucres libres ou cachés à moins de 10% de la ration énergétique journalière, voire "si possible" à 5%.

10% représente 50 grammes de sucre ou 200 calories pour un adulte et 150 calories pour un enfant.

"Une réduction à moins de 5%, soit environ 25 grammes par jour ou six cuillères à café, procurerait des avantages supplémentaires pour la santé", a expliqué le Dr Francesco Branca, directeur du département de la nutrition pour la santé et le développement à l'OMS. "Avec 5% maximum, une étude montre qu'il y a zéro carie dentaire", a-t-il ajouté.

"Nous avons des preuves sérieuses que contenir à moins de 10% la consommation quotidienne de sucre réduit le risque de surpoids, d'obésité et de carie dentaire", a affirmé le Dr Branca, au terme d'une procédure de consultation lancée il y a un an. Au cours de cette dernière, plus de 170 commentaires d'experts ont été analysés.

"Si l'on prend un bol de céréales le matin, une canette de boisson sucrée et un yaourt sucré, on a déjà dépassé cette limite", a déclaré le Dr Branca lors d'une conférence de presse à Genève.

Pour le professeur Tom Sanders, expert en nutrition au King's College de Londres, "l'objectif de 10% est facile à atteindre, en évitant les boissons sucrées". En revanche pour les 5% "destinés à empêcher les caries dentaires, l'objectif est beaucoup plus difficile à atteindre, car cela veut dire ne manger aucun gâteau, biscuit, et ne boire aucune boisson sucrée".

L'enjeu de ce combat de l'OMS est d'importance: selon une étude publiée à la mi-janvier, des maladies non-transmissibles comme le diabète, la cancer ou les maladies cardiaques sont à l'origine de 16 millions de décès prématurés chaque année dans le monde.

Certaines de ces maladies sont provoquées par une mauvaise hygiène de vie, comme l'abus d'alcool, le tabac, ou une mauvaise alimentation, trop riche en graisse ou en sucre.

- Les enfants concernés -

L'OMS rappelle mercredi qu'une grande partie des sucres consommés aujourd'hui sont "cachés" dans des aliments qui ne sont pas considérés comme des sucreries.

"Une étude montre qu'aux Etats-Unis, 80% des aliments vendus en supermarché contiennent des sucres cachés", a encore indiqué le Dr Branca.

Certains pays ont déjà réagi à cet excès de sucre, comme l'Equateur, qui oblige les industriels à apposer un logo de couleur sur les produits alimentaires, selon leur teneur en graisse ou en sucre.

L'OMS souhaite également moins de campagnes publicitaires ciblant des enfants, pour des barres chocolatées ou des boissons sucrées.

L'OMS recommande aussi à ses pays membres "d'engager le dialogue avec les industries agro-alimentaires afin qu'elles réduisent les sucres cachés dans la composition de leurs produits".

Dans la ligne de mire de l'OMS figurent les sucres rajoutés aux produits alimentaires par l'industrie, ainsi que les sucres présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les concentrés de fruits.

En revanche, ne sont pas concernés les sucres contenus dans les fruits et légumes frais et dans le lait, ni les sucres artificiels, tels que l'aspartame.

La consommation de sucres cachés est très variable dans le monde. Dans certains pays européens (Hongrie, Norvège), elle s'élève à 7-8%.

Dans d'autres (Espagne et Royaume-Uni), elle grimpe jusqu'à 16%-17%.

La consommation est plus importante chez les enfants (12% au Danemark, Slovénie et Suède). Au Portugal, cette consommation s'élève à 25% chez les enfants.

Entre 2003 et 2013, la consommation moyenne dans le monde de sucre par jour et par personne a augmenté d'environ 10% pour atteindre 63 grammes, selon l'OMS citant des chiffres de l'Organisation internationale du sucre.

Dans certaines régions, la hausse a été plus forte, comme en Asie (+21%) au Moyen-orient et en Afrique du Nord (+15%).

L'Amérique Latine est la région du monde où l'on consomme le plus de sucre, avec 131 grammes par jour par personne.

La région où l'on consomme le moins de sucre est l'Afrique subsaharienne avec 30 grammes par jour et par personne.

Mon commentaire

Les intégriste anti-obésité/malbouffe ont infiltré l'OMS. Au début, l'OMS parlait seulement du danger de l'épidémie d'obésité. Maintenant, ils ont rajouté la guerre au sucre. C'est plus concret, mais pas plus efficace pour atteindre leur objectif de réduire le nombre d'obèses ou de personnes faisant de l'embonpoint.

Leur technique de relation publique consiste à faire peur avec des allégations démagogiques pour menacer l'état pour que celui-ci légifère en mettant une taxe supplémentaire sur les boissons sucrées et pour menacer les gens en espérant qu'ils diminuent leur consommation de sucre.

Les intégristes anti-obésité savent très bien que le sucre n'est pas toxique. Si cela serait le cas, le sucre ne pourrait pas être considérer comme un aliment mais, que comme un simple produit chimique. En fait, ils tiennent uniquement le sucre comme responsable de l'accroissement du nombre d'obèses. Leur seul but est d'éradiquer les obèses sur terre.

C'est les personnes qui font de l'embonpoint qui sont toxiques pour eux. Les intégristes anti-obésité, dans le fond, haïssent les gros. La lutte contre l'obésité, c'est de la haine contre les gros.

La lutte contre l'obésité et l'ingestion de sucre constitue une cause perdue d'avance. C'est lutter contre le néant. C'est un objectif impossible à atteindre. C'est irréaliste. Il y a une impuissance totale à avoir là. Même si on mettait tout l'argent du monde et même si on engagerait des millions de personnes, il y aura toujours des obèses et les gens mangeront toujours du sucre. Il y a des choses immuables dans la vie et cela en sont.

Une telle lutte qui peut n'avoir que des résultats intangibles ne que peut-être qu'idéologique. Les intégristes anti-obésité idéalisent un monde parfait où tous seraient minces et athlétiques comme eux. Dans leur paradis à eux, il n'y aurait pas de gros.

En conclusion, l'embonpoint est une réalité humaine et le sucre est la base de la nutrition humaine. C'est irréaliste de vouloir empêcher les personnes de manger du sucre car, cela va contre leur pulsion de vie.

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