Baisse des achats de boissons gazeuses
Jour de Québec, samedi 5 novembre 2016, p.4

Cela ne fait pas de sens de faire du sucre un aliment nuisible pour la santé.

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Sujet: Le sucre et la morale

On peut y lire:

Les clients des supermarchés du Québec achètent de moins en moins de boissons gazeuses et de plus en plus d'eau en bouteille, révèle une étude.

«C'est encourageant, mais il reste quand même beaucoup de chemin à faire pour diminuer la consommation de boissons sucrées», dit Laurie Plamondon, une des auteurs.

Alors que le gouvernement examine la possibilité de taxer les boissons sucrées, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a diffusé hier un rapport sur l'achat de boissons non alcoolisées dans les supermarchés et grandes surfaces du Québec.

Le lait numéro un

Les boissons gazeuses sont celles qui ont connu la plus forte diminution entre 2010 et 2014, soit une baisse de 18%. En revanche, les achats d'eau en bouteille ont augmenté de 21%.

L'eau plate embouteillée a remplacé les boissons gazeuses régulières comme deuxième boisson la plus achetée après le lait nature à partir de l'année 2012-2013, révèle l'étude.

«On ne peut toutefois pas dire si c'est parce que les gens consomment plus d'eau qu'avant ou parce qu'ils consomment moins d'eau du robinet», précise Mme Plamondon.

Malgré cette tendance, les boissons «à limiter» et celles «à consommer avec modération» (voir tableau) représentent tout de même plus de la moitié (52%) des achats de boissons des Québécois.

Le lait reste la boisson la plus achetée, même si son prix est le deuxième plus élevé après celui des boissons énergisantes.

L'étude ne fournit pas de raisons qui peuvent expliquer les tendances observées. Mais Sylvain Charlebois, professeur en politiques alimentaires à l'Université Dalhousie, remarque que la consommation de boissons gazeuses est globalement en baisse en Amérique du Nord.

En crise

«Le secteur des boissons gazeuses est en crise. Ce n'est plus à la mode comme avant [...] Le sucre est le nouveau tabac», dit-il.

«Ce qui est hot aujourd'hui, ce sont les boissons protéinées, abonde Maurice Doyon, professeur d'économie agroalimentaire à l'Université Laval. Les consommateurs ont de plus en plus de choix de boissons».

De plus, ce sont les jeunes qui sont les plus susceptibles d'être attirés par les boissons sucrées, alors que la population est vieillissante, souligne M. Doyon.

Quant aux bouteilles d'eau, la compétition dans ce secteur a augmenté et les prix ont baissé, suggère M. Charlebois. Mais selon lui, ces chiffres iront en descendant dans les prochaines années car les gens sont de plus en plus conscientisés quant aux effets néfastes de la surabondance de plastique. «Il y a déjà des campus qui les interdisent», illustre-t-il.

D'autant plus que bon nombre de bouteilles d'eau ne contiennent rien d'autre... que de l'eau du robinet, rappelle Mme Plamondon.

Mon commentaire

La taxe demandée, sur les boissons sucrées, ne se justifie même pas pour faire baisser leur consommation.

Ceux, qui demandent une taxe, sont motivés par leur besoin de faire la morale aux gens pour imposer leurs valeurs. Ils veulent nous imposer ce qu'ils considèrent comme important pour eux et cela étant la lutte contre la prétendue épidémie d'obésité.

Salir l'image du sucre pour faire croire aux gens que le sucre est un poison, qu'il n'est pas bon pour la santé pour espérer qu'ils en mangent moins et ainsi qu'ils finissent par perdre du poids. Les fanatiques anti-sucres pensent pouvoir réduire le nombre d'obèses dans la société.

C'est irréaliste, illusoire et utopique.

Qu'une lutte symbolique.

Cela ne fait pas de sens de faire du sucre un aliment nuisible pour la santé. Le sucre fait partie de la nature depuis que le monde est monde. Pourquoi démoniser un aliment qui est à la base de l'alimentation et est essentiel à notre survie.

Pourquoi faire un problème avec le sucre en sachant qu'il y a du sucre dans le lait maternel, que le foie transforme les acides gras en sucre pour fournir le cerveau en énergie, que les abeilles font du sucre, qu'il y a du sucre dans les fruits et légumes, qu'il y a du sucre dans le lait, qu'il y a des oiseaux qui se nourrissent essentiellement de sucre, que dans l'éjaculation de l'homme il y a du sucre, etc.

Dans un texte du blogue de Jean-François Cliche Sucre et conflits d'intérêt : pas joli (ni d'un côté ni de l'autre)

Il parle d'un article dans revue scientifique, Annals of Internal Medicine, qui analyse des recherches faites sur le sucre depuis 2001 dans le cadre de procédures judiciaires où la ville de San Francisco tentait d'adopter une taxe sur les boissons gazeuses.

Cela est une démarche intéressante des élues de cet état. En effet, avant de prendre une décision de mettre une taxe sur les boissons gazeuses, il faut vérifier le bien fondé de cette politique et non se fier seulement à ce que dit un groupe de pression qui a une position extrémiste contre l'obésité.

La Coalition québécoise sur la problématique du poids veut nous faire croire qu'il existe une unanimité scientifique pour lutter contre le sucre.

Jean-François Cliche a consulté ces études pour voir qui finançaient ceux qui concluaient qu'il n'y avait pas de lien entre l'obésité et l'ingestion de sucre et ceux qui finançaient ceux qui arrivaient à la conclusion contraire.

Pour tirer une conclusion fiable à la lecture de ces recherches, il aurait fallu que les chercheurs aient tous essayé de démontrer la même hypothèse et avoir eu le même protocole de recherche. On peut donc conclure que les recherches, sur le sucre, sont un foulli indescriptible sur lesquelles nous ne pouvons pas tirer des évidences claires.

Savoir qu'une recherche est financée par l'industrie du sucre, c'est une information complètement inutile ou sans conséquence possible.

L'industrie du sucre finance des recherches sur le sucre non pas dans un but dans vendre plus. Les recherches financées par les fanatiques anti-sucres eux veulent nous faire croire que le sucre est responsable de la prétendue épidémie d'obésité. Mais, ces dernières ne feront pas baisser la consommation de sucre ou ne menaceront pas les revenus de l'industrie alimentaire.

Il n'y a rien qui fera baisser la consommation de sucre dans une population.

Mais, l'industrie du sucre finance des recherches seulement en réaction au discours moraliste dominant anti-sucre. Elle essai, ridiculement, de se donner une meilleure image pour plaire aux fanatiques anti-sucres. L'industrie alimentaire devrait les ignorer et ne pas financer de recherche. En effet, cela c'est comme admettre qu'ils ont un tort. C'est qui est complètement absurde.

Le débat sur le sucre se passe au niveau moral et non scientifique. On est dans la subjectivité pure. Les fanatiques anti-sucres veulent manipuler l'opinion publique en utilisant la dialectique des bons et des méchants.

Si le sucre est un poison, ceux qui en vendent sont des méchants et ceux qui dénoncent les méchants, sont des bons. On sollicite l'émotivité des gens et non leur rationnel. Les gens doivent s'indigner, «c'est dont effrayant».

Les médecins du genre, Dr Martin Juneau, cardiologue parlent du trop de sucre. L'utilisation de l'adjectif «trop» réfère uniquement à de la subjectivité. Faire une recommandation avec un adjectif implique, faire la morale. Trop cela veut dire quoi au juste? Personne n'est pareil, personne ne mange la même quantité de nourriture.

Même, si l'OMS parle de quantités précises. Comme, il y a du sucre dans presque tous les aliments, nous ne pouvons pas vraiment évaluer la quantité de sucre qu'on ingère. Il faut que l'action de manger demeure émotive.

En conclusion, c'est les femmes qui sont victimes de cette guerre au sucre. Elle les maintienne dans l'obsession de la minceur ou dans la préoccupation excessive à ce qu'elles mangent (aux calories).

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