Fini les bonbons à l'école
Le Journal de Québec samedi 31 janvier 2015, p. 5

Une commission scolaire de la région de Québec interdira complètement les gâteries dans ses établissements d'ici deux ans

Sujet:Du sucre toxique au sucre péché mortel

On peut y lire:

Fini les sucreries dans les écoles

Les bonbons bannis... même à l'halloween

Une commission scolaire de la région de Québec interdira complètement les gâteries dans ses établissements d'ici deux ans, a appris le Journal. Même lors des jours de fêtes.

LES FRIANDISES INTERDITES AUX ÉLÈVES DE LA COMMISSION SCOLAIRE DES PREMIÈRES-SEIGNEURIES D'ICI 2 ANS

Fini les bonbons en classe à l'Halloween. D'ici deux ans, les élèves de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, à Québec, n'auront plus le droit de manger des gâteries à l'école, et ce, sous aucun prétexte.

Présentement, les enfants ont le droit de déroger aux règles deux fois par année, lors «d'activités spéciales». Par exemple, à l'école primaire du Cap-Soleil et Saint-Pierre, à Charlesbourg, les élèves peuvent glisser des friandises dans leur boîte à lunch le jour de l'Halloween et avoir droit à un gâteau pour Noël.

Mais, d'ici deux ans, ce sera tolérance zéro. La commission scolaire a décidé qu'aucune exception à sa politique sur les saines habitudes de vie ne sera tolérée, indique son secrétaire général, Jean-François Parent. «On veut amener les jeunes tout doucement vers de saines habitudes de vie. La bonne condition physique passe aussi par une bonne alimentation. On veut montrer l'exemple», explique-t-il.

PRENDRE LES DEVANTS

Déjà, des écoles ont pris les devants. Louise Élaine Fortier était jusqu'à l'an dernier directrice de l'école de l'Arc-en-Ciel, où aucune exception n'est tolérée. «On veut amener les jeunes à avoir plus de créativité dans leur menu. On est capables de trouver autre chose que du sucre et des friandises, même la journée de l'Halloween», dit-elle. Les parents étaient «bien d'accord» avec cette pratique, ajoute Mme Fortier, qui n'a jamais eu de difficulté à faire respecter la consigne.

À l'école Beausoleil, le directeur Sylvain Roy affirme que cette décision de la commission scolaire l'amènera à «être créatif» lors des activités spéciales. «Il faudra trouver autre chose», lance-t-il. Reste le chocolat noir à 70 % qui est permis, même si les enfants en raffolent beaucoup moins «qu'une barre de chocolat Aero», lance-t-il.

«ÉQUILIBRE ET MODÉRATION»

D'autres directeurs se demandent si la commission scolaire ne pourrait pas revenir sur sa décision. «Ce que je prône, c'est l'équilibre et la modération, affirme Carl Barrette, directeur de l'école du Cap-Soleil et Saint-Pierre. On est en réflexion. Est-ce que la décision est ferme? C'est le sujet de l'heure.»

Dans les autres commissions scolaires de la région, la question ne se pose pas. Les bonbons et les gâteaux sont tolérés lors d'activités spéciales et aucun changement n'est prévu.

Ailleurs dans la province, des commissions scolaires ont plutôt assoupli leurs règles au fil des ans. En 2008, la Commission scolaire des Samares interdisait tout bonbon sur les bancs d'école, même à l'Halloween, alors que maintenant, «on fait preuve de jugement et de discernement », a dit sa porte-parole, Diane Fortin.

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Autopsie d'une boîte à lunch

Les règles concernant les boîtes à lunch varient d'une école à l'autre. Dans plusieurs écoles, les aliments suivants ne sont pas tolérés :

Sac de croustilles Tablette de chocolat Boisson gazeuse Petit gâteau

Si un de ces aliments se retrouve souvent dans la boîte à lunch, une intervention sera faite auprès des parents, indique-t-on.

Pour la collation, seuls les fruits, les légumes et le fromage sont généralement acceptés.

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Une décision qui pourrait avoir des effets pervers

Véronique Provencher, professeure au Département des sciences des aliments et de nutrition de l'Université Laval, se prononce sur la décision de la commission scolaire.

Le Journal: Que pensez-vous de la décision de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries de bannir complètement les friandises et les gâteries à l'école, même lors de fêtes comme l'Halloween, Pâques ou noël, par exemple?

Véronique Provencher: Le ministère de la Santé considère que certains établissements doivent donner l'exemple, comme les établissements de santé ou scolaires. Peut-être que c'est ce qui a motivé la décision de la commission scolaire. Mais il y a aussi une autre dimension à l'alimentation, qui est socioculturelle. Quand on parle de fêtes comme l'Halloween, où il y a toujours eu des bonbons, je me demande quel est le message que l'école veut envoyer aux enfants. Est-ce que c'est si mal de manger des bonbons une fois de temps en temps?

Donc, est-ce que la commission scolaire va trop loin?

Ça peut aller loin, mais tout dépend de la façon dont ça va être expliqué aux enfants et comment ça va être géré dans l'école.

Lorsqu'on interdit un aliment à un enfant, quand il se retrouve ensuite dans un autre endroit où cet aliment est présent, il va peut-être en manger beaucoup plus parce qu'il n'a pas le droit d'en manger habituellement.

Tout dépend aussi de la fréquence à laquelle on offre ces aliments aux enfants et du contexte dans lequel on les offre. Souvent, ce n'est pas une bonne idée de présenter un aliment comme une récompense parce qu'on lui donne une valeur ajoutée.

Mon commentaire

Le sucre est l'élément de base de la nutrition parce qu'il est la seule molécule qui fournit de l'énergie au cerveau. Ingérer du sucre constitue une activité incontournable dans la vie de l'être humain. Il est encensé de diaboliser le sucre, de l'associé au terme toxique, de l'accuser de créer une dépendance, de le comparer à une drogue dure, d'affirmer que les desserts ne sont pas des aliments santé et d'amener les gens à mettre de côté les aliments trop sucrés.

Les intégristes anti-obésité/malbouffe sont en train de faire une mauvaise réputation au sucre en le comparant à un poison. Leur technique de relation publique qui se retrouve être de l'intimidation. Faire peur au monde, semble être très efficace.

Ils ont réussi à faire croire au prétendu danger du sucre et de l'obésité aux patrons des écoles comme à bien d'autres mondes. Lutter contre l'obésité, c'est à la mode, cela paraît bien de s'indigner face aux statistiques sur l'obésité, sur les gens qui boivent des boissons gazeuses et qui mangent de la poutine.

Interdire les sucreries à l'école n'aura pas l'effet désiré soit d'empêcher les enfants à devenir spontanément obèses. Car l'embonpoint, chez les enfants, c'est génétique. Cela sert seulement à faire de la propagande anti-obésité. Cela sert à renforcer le discours anti-sucre et faire croire au monde que le sucre est vraiment toxique.

Les choix alimentaires, c'est personnel et privé. Aller jusqu'à, interdire aux parents de mettre des barres de chocolats ou des biscuits dans la boite à lunch de leurs enfants, c'est une imposture. C'est s'imposer dans l'intimité des familles, c'est aller trop loin.

C'est une politique pour faire la morale aux parents. Pour être considéré comme un parent responsable et compétant, il ne faut pas donner de sucreries et de desserts à ses enfants. C'est une politique d'intimidation et d'intrusion dans la vie intime et privé des familles.

Je ne connais pas de parent qui ne donne pas de dessert à leurs enfants. En donne-t-il trop ? Personne n'a le droit d'en juger. Va-t-il arriver un jour que l'être humain va retirer les sucreries et les desserts de son régime alimentaire? Est-ce que les parents vont finir un jour à ne pas donner de sucre à leur enfants? Cela n'arrivera jamais, c'est irréaliste.

Surveiller, si les enfants mangent du sucre, c'est vraiment inutile et improductif. Il faudrait que les écoles mettent leur énergie à bonne place soit sur les vraies besoins tels que les problèmes de pauvreté, les troubles d'apprentissage, la préoccupation pour la sécurité alimentaire et psychologique des enfants.

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