Un âge minimum pour les sucreries?
Journal La presse jeudi 02 février 2012 page A8

Le sucre toxique

Sujet: La permission de dire n'importe quoi

On y lire:

Comme l'alcool, les sucreries devraient être réglementées, car elles sont aussi toxiques et néfastes pour la santé publique. Les autorités pourraient commencer par interdire les publicités de bonbons, gâteaux et autres boissons sucrées, puis interdire la vente de ces produits dans les restaurants, dépanneurs et épiceries près des écoles. D'ici 10 ou 15 ans, on pourrait fixer un âge minimum pour l'achat d'aliments contenant trop de sucre.

Tel est le plaidoyer qu'ont publié hier trois chercheurs californiens dans la prestigieuse revue Nature. «Les trois quarts des frais médicaux aux États-Unis sont consacrés au traitement des problèmes métaboliques associés à l'alimentation, essentiellement au sucre, explique l'auteur principal, Robert Lustig, de l'Université de la Californie à San Francisco. De plus en plus d'études montrent que manger trop de sucre dérègle l'appétit et crée une dépendance. Aucune étude n'a jamais comparé les coûts de l'alcool, du tabac et du sucre, mais, à mon avis, c'est comparable aux coûts qu'entraînent le tabac et l'alcool, tant pour les consommateurs que pour ceux qui respirent la fumée secondaire et périssent dans des accidents de la route causés par l'alcool.»

150 milliards par an

Selon le chercheur, le sucre entraîne des frais médicaux de 150 milliards de dollars par année aux États-Unis et des pertes de productivité de 65 milliards.

Sera-t-il possible d'avoir l'appui du public malgré le fait que le sucre ne cause pas de problèmes évidents comme la fumée dans les restaurants et l'alcool au volant? «C'est sûr que ça va jouer dans le débat, dit le Dr Lustig. C'est pour ça que je ne prévois pas qu'on puisse limiter l'âge légal pour l'achat de produits sucrés avant au moins 10 ou 15 ans.» L'an dernier, le Dr Lustig a publié une étude dans laquelle il affirme que la bouffe-minute (fast food) crée une dépendance. En 2009, il a fait partie d'un comité de l'American Heart Association qui a recommandé une réduction de 50% à 75% de la consommation de sucre.

Le pédiatre californien a une théorie sur les causes de la dépendance au sucre: autrefois, la seule manière d'en consommer était pratiquement de manger des fruits. Or, les fruits poussent en été, et c'était la saison où les hommes préhistoriques devaient emmagasiner des calories pour survivre à la disette de l'hiver. Donc, le sucre pousse à manger davantage.

Désordres métaboliques

Le Dr Lustig croit en outre que le sucre cause plus de problèmes de santé que l'obésité. «On a de la difficulté à démontrer que l'obésité réduit beaucoup l'espérance de vie. À mon avis, c'est parce que le coupable est le sucre, qui cause des désordres métaboliques. Un obèse sur cinq n'a pas de désordres métaboliques et 40% des non-obèses en ont.»

Taxer les produits sucrés et en limiter la vente, n'est-ce pas une taxe sur la pauvreté? Que feront les gens dont le seul plaisir est de manger un gâteau avec une boisson gazeuse? «Le plaisir ne mène pas nécessairement au bonheur. Si l'humanité en est là, c'est vraiment triste.»

L'industrie alimentaire est peu réceptive aux thèses du Dr Lustig, tout comme les organismes de lutte contre l'abus d'alcool. «Assimiler l'alcool au sucre ne me semble pas très scientifique ni très rigoureux», dit Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool. «La comparaison n'est certainement pas la bienvenue.» La consommation de boissons gazeuses a diminué de 30% depuis 11 ans au Canada alors que l'obésité continue à augmenter, souligne pour sa part Stephanie Baxter, de l'Association canadienne des boissons. «Lier le sucre à des maladies comme l'obésité, le diabète ou l'hypertension est une réponse simple à une question complexe.»

Mon commentaire

Au nom de quoi, les intégristes anti-obésité/malbouffe se donnent le droit de dire n'importe quoi dans le but de diaboliser de mieux en mieux la malbouffe et l'obésité ?

Ils se donnent ce droit à cause du contexte social.

Pourquoi ceux-ci ne sont pas critiqués publiquement? Pourquoi leur technique de relation publique n'ai pas dénoncé malgré le fait qu'elle est faite d'exagérations éhontés, de démagogie, d'attitude charismatique, moralisateur ou évangélisateur? Pourquoi ça ne dérage personne qu'ils utilisent la peur pour tenter de manipuler l'opinion publique comme tout bon pasteur chrétien le fait?

Pourquoi personne ne s'indigne face à cette manière de faire?

Premièrement, c'est que leur manipulation a bien fonctionné. Ils ont réussi à mettre dans la tête des gens que l'obésité constituerait le pire des problèmes de santé qui soit, pire que le cancer et la variole. À les écouter, la fin du monde arrivera à cause d'une épidémie d'obésité.

Deuxièmement, les gens et les journalistes sont insensible à ces abus de langage et ils ne voient pas la moralisation inacceptable de l'obésité/malbouffe, parce qu'ils ont du mépris envers les gros.

Les intégristes anti-obésité/malbouffe n'ont pas comme objectif d'informer les gens mais, de faire la morale aux gens.

Ils font des allégations tirées par les cheveux, ils tirent des conclusions simplistes, inventent des associations faciles de cause à effets, font des allusions à des dangers mortels tout cela pour faire peur, pour impressionner, pour dramatiser, etc.

Exemple:

L'utilisation du mot épidémie d'obésité pour exprimer une augmentation du nombre d'obèses. Le mot épidémie est un terme relié aux maladies contagieuses causées par des bactéries ou un virus. L'obésité, ce n'est pas premièrement une maladie et cela ne s'attrape pas non plus.

Avec la malbouffe on laisse croire que c'est de la nourriture impropre à la consommation, du genre poison. Alléguer que le sucre est toxique, qu'il engendre d'énormes frais médicaux et en faire la recommandation de l'interdiction de la vente aux moins de 18 ans, c'est une absurdité qui saute aux yeux mais, qui ne semble pas assez cynique pour mettre un doute dans la tête des journalistes.

Les journalistes propagent leur dogme, ils embarquent dans ce délire dans un état d'innocence complète.

Au Québec, l'état investit 40 millions par année dans le Fonds pour la promotion des saines habitudes de vie au nom de cette stupidité de guerre contre la prétendue d'obésité. Abérramment, l'état s'est associé à une cause qui est défendue par des extrémistes.

Le discours anti-sucre/malbouffe fait du tords aux femmes.En effet, cela les encourage à faire des restrictions alimentaires et à persister dans leur obsession de la minceur. Pour certaine d'entre elles, elles verseront dans un désordre alimentaire. Un manque de sucre peut pousser à l'anorexie par un manque de plaisir à retirer à manger.

Radio-canada embarque dans cette manipulation absurde et il ose dire que cette position extrémiste et moralisateur correspond à unanimité scientifique.

Complément d'information

L'histoire

Un âge minimum pour les sucreries?

Plainte contre le service de nouvelle la première chaîne de la ville de Québec diffusée le 02 février 2012. - Faut-il réglementer la vente des bonbons et autres sucreries? >L'évangélisation anti-sucre/obésité de radio-canada

L'opinion a été publié dans section News & comment du site de la revue Nature et non dans la section research

First Global Warming - Now Global Sweetening! By Jim Yardley

One of Australia's leading diabetes experts has criticized a report of a study published in the journal Nature, on February 2, 2012 that was written by Dr Robert Lustig, Dr Laura Schmidt and Dr Claire Brindis of the University of California San Francisco (UCSF).

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