Le poids, principale cause d'intimidation chez les ados
Le Journal de Québec mardi 27 janvier 2015, p. 8

Le poids serait la principale source d'intimidation chez les adolescents

Sujet:Extrèmisme et intimidation

On peut y lire:

Le poids serait la principale source d'intimidation chez les adolescents, mais le personnel scolaire ne semble pas suffisamment outillé pour agir efficacement et prévenir les séquelles chez les jeunes, révèle une étude.

Pas moins de 90 % des adolescents interrogés disent avoir été témoins d'intimidation par rapport au surpoids dans leur école.

Et près de la moitié d'entre eux croit que le poids est la caractéristique principale pour laquelle une personne de leur âge risque de se faire intimider, selon l'étude réalisée pour l'Association québécoise pour la santé publique (ASPQ).

«On soupçonnait fortement que le poids était une dimension importante de l'intimidation chez les jeunes. Et pourtant, en regardant la loi 56 sur l'intimidation, on ne parle de surpoids nulle part», remarque la chercheuse Annie Aimé, du département de psychoéducation et de psychologie à l'Université du Québec en Outaouais.

MÊME DE LA PART D'ADULTES

«Nous avons une obsession collective pour le poids et, parfois, on oublie de relativiser, explique M me Aimé. Je pense que ça prend un changement de regard. Il faut agir au même titre que pour les autres causes d'intimidation et clamer haut et fort que ce n'est pas acceptable.»

Si les autres élèves de l'école sont la source la plus fréquente de l'intimidation, les jeunes victimes affirment également recevoir des commentaires négatifs de la part des professeurs, notamment ceux d'éducation physique.

«On doit être vigilant, comme adulte, de la façon dont on communique avec eux, estime la chercheuse. Leur dire qu'ils ont besoin de perdre du poids ou les culpabiliser, ce n'est pas les aider. Plusieurs ne voudront plus se présenter aux cours par la suite, ce qui ne règle pas le problème.»

Les conséquences de l'intimidation par rapport au poids peuvent être graves, souligne Annie Aimé: baisse de l'estime de soi, isolement, dépression, anxiété et troubles alimentaires, notamment.

«On est tellement préoccupés par le fait que le surpoids est dangereux pour la santé physique, qu'on induit peut-être des problèmes psychologiques», avance-t-elle.

Selon M me Aimé, les écoles devraient avoir des stratégies particulières par rapport au poids dans leur plan de lutte contre l'intimidation.

«Je comprends les enseignants et les intervenants qui se demandent comment intervenir dans une telle situation, ce n'est pas évident», dit-elle, soulignant que l'AQPS a conçu un guide qui explique comment prôner l'exercice physique pour se sentir bien, et non pas que pour perdre du poids.

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DES CHIFFRES RÉVÉLATEURS

90,1 % des jeunes interrogés ont été témoins d'intimidation par rapport au poids dans leur école

44,5 % considèrent le poids comme la caractéristique principale pour laquelle un jeune est intimidé

45,5 % des jeunes intimidés pour leur poids ont développé une obsession par rapport à leur poids

81,3 % des jeunes qui vi-vent de l'intimidation ne souhaitent pas se confier à un adulte de leur école

SOURCE: ÉTUDE DE L'ASSOCIATION QUÉBÉCOISE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE

Mon commentaire

C'est article de journal est très intéressant parce qu'il soulève comme principale explication, à l'intimidation reliée au poids corporel, la guerre contre l'obésité.

L'intimidation contre les personnes qui font de l'embonpoint constitue un contre coup important de la guerre contre le prétendu danger de l'obésité avec celui des désordres alimentaires.

L'intimidation a pour but de faire peur pour obtenir quelque chose. La technique de relation publique des intégristes anti-obésité/malbouffe est précisément de faire peur et de terroriser le monde avec les coûts sur le système de santé, le diabète, les maladies du coeur, le cancer et tout une panoplie de maladies qu'ils associent à l'obésité.

Nous pouvons conclure que les intégristes anti-obésité/malbouffe nous font de l'intimidation afin de tenter de nous amener à éviter de manger des aliments gras et sucré.

La question qu'il faut se poser est : est-ce que c'est moralement acceptable d'utiliser l'intimidation pour influencer l'opinion publique? Est-ce tolérable que les journalistes embarquent dans cette manipulation des esprits en participant à la diffusion de leur propagande au lieu de nous informer convenablement?

La discours anti-obésité renforce les préjugés contre ceux qui font de l'embonpoint. Ceux-ci étant: les gros sont anormales, sont des lâches, sont dénués d'amour propre et ils seraient responsables de leur états. Ils sont rejetées parce que moralement impures.

On leur fait la morale, qui est une forme d'intimidation, pour leur bien. On justifie l'intimidation en prétendant que c'est pour leur bien qu'on leur dit ça.

On ne se préoccupe pas de l'intimidation reliée à la grosseur par le fait que les gens ne sont pas portés à se préoccuper du bien des ceux qui sont rejetés dans la société.

Les gros sont responsables de tout.

Si on a retiré la malbouffe des écoles c'est à cause des gros, si on va avoir une taxe sur les liqueurs, c'est à cause des gros, si les dépenses en santé augmente c'est à causes des gros, s'il y a la campagne Défi Santé 5/30 Équilibre c'est à cause des gros, s'il y avait pas de gros cela irait tellement mieux.

La souffrance des gros n'est pas reconnue. Ils ne suscitent aucune pitié, ils n'ont qu'à faire des efforts pour ne pas l'être. On refuse leur existence, ils n'ont pas le droit d'exister. Ce contexte anti-gros a été créé par le discours anti-obésité.

Ce qui est tout le contraire avec la situation de l'homosexualité. S'il y a moins d'intimidation contre les homosexuels dans les écoles que contre les gros. Si l'intimidation contre les homosexuels est plus surveillée et plus condamner dans la société, c'est parce que la souffrance, des gaies et lesbiennes, est officiellement reconnue par l'état.

L'état est loin de reconnaître la souffrance des gros, il subventionne les intégristes anti-obésité/malbouffe pour faire de la propagande anti-obésité.

Conclusion, pour que l'intimidation contre les gros s'estompe, il faut que les journaliste soient plus critiques contre le discours anti-obésité, que l'état cesse d'avoir comme objectif de lutter contre l'obésité en faisant la promotion des saines habitudes de vie.

Pour arriver à ce que la variété morphologique des humains soit reconnu comme un fait normal. Il y a toujours eu et il y aura toujours des petits, des moyens et des gros.

La santé, n'est pas une question de poids.

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