OBÉSITÉ «Cette stigmatisation est réelle»
Journal La Presse, mercredi 29 août 2014, p. A3

stigmatisation de l'obésité

Sujet:Le danger de l'exagération

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Le ton employé pour parler de l'obésité et l'importance accordée à cet enjeu de santé publique mènent parfois à la stigmatisation de ceux qui n'affichent pas un poids santé. En milieu de travail et dans les écoles, certains sont même intimidés sans que personne intervienne, ce qui en fait un des derniers préjugés socialement acceptables, déplore une chercheuse en entrevue à La Presse.

«Cette stigmatisation est réelle, c'est un phénomène qui s'affiche comme si c'était tout à fait normal et acceptable. Beaucoup de personnes sont d'avis que les obèses ne font rien pour sortir de leur état. Ce discours témoigne de l'importante ignorance que l'on a de cet enjeu complexe», explique la professeure au département des sciences des aliments et de nutrition de l'Université Laval, Simone Lemieux.

L'attitude négative affichée par certains à l'égard des personnes obèses peut compromettre la prise en main des patients, dit l'experte en nutrition. Et malgré le temps qui passe, les préjugés persistent et ne diminuent pas, loin de là.

Selon une étude menée en 1961 puis répétée 40 ans plus tard, dévoilant des résultats encore plus «dévastateurs», les enfants d'âge scolaire aimeraient mieux avoir un ami en béquilles ou sans mains qu'un ami obèse.

Chez les adultes, une autre étude démontre que la stigmatisation est tout aussi importante. Plus de 30% de ceux qui ont un poids santé aimeraient mieux divorcer qu'être obèses, 27% préféreraient être incapables d'avoir des enfants, 21% de vivre une dépression majeure et 18% de mourir 10 ans plus jeunes.

«Les professionnels de la santé contribuent aussi au problème de la stigmatisation des obèses. Des patients nous confient que des médecins font parfois des remarques désobligeantes sur leur poids et que certains refusent de faire des examens gynécologiques chez les femmes obèses, car ils n'aiment pas ce genre de corps», a affirmé Mme Lemieux.

Un problème dans les écoles et au bureau

Dans les écoles, les jeunes qui sont intimidés en raison de leur poids peuvent souffrir de graves conséquences psychologiques comme la dépression, l'isolement, le développement de troubles alimentaires et le décrochage scolaire, explique Émilie Dansereau-Trahan, chargée des dossiers des saines habitudes de vie à l'Association pour la santé publique du Québec.

«Il faut amener le jeune à se confier. Même si les écoles ont désormais toutes une politique contre l'intimidation, elle n'est pas toujours appliquée. Les enfants doivent avoir le sentiment qu'il y aura des actions entreprises de façon rapide s'ils vont voir des adultes pour leur dire qu'ils sont intimidés», a-t-elle dit en entrevue à La Presse.

L'Association a mené l'an denier un sondage auprès de près de 1000 jeunes dans 84 écoles de cinq régions du Québec. En ce début d'année scolaire, elle a lancé une importance campagne d'information pour sensibiliser les enseignants et le grand public à la problématique de la stigmatisation des enfants n'ayant pas un poids santé. Selon les résultats du sondage, 81% des jeunes intimidés en raison de leur poids n'en parlent à personne. De plus, près de la moitié sont devenus obsédés par leur poids et 19% ont cessé d'aller à leurs cours d'éducation physique.

Mon commentaire

Ceci confirme la justesse de ma position contre les intégristes anti-obésité/malbouffe. Je m'efforce depuis mes débuts d'essayer de faire comprendre au monde que leur technique de relation publique, qui consiste à terroriser le peuple avec leur histoire de la prétendue existence d'une épidémie d'obésité, est intolérable.

Normalement, une personne intelligente doute rapidement du fondement de tout discours qui exagère ou qui est démagogique. Ceux, qui tentent d'influencer en utilisant la peur, sont dans tous les cas malveillants et malhonnêtes.

En d'autres mots, le bien-être d'autrui n'intéresse pas les intégristes anti-obésité/malbouffe. Ils recherchent seulement l'argent et le pouvoir.

Les journalistes ont embarqué les yeux fermés dans leurs manigances. Les journalistes les croient dure comme fer tout ce qu'ils disent, sans douter une seule seconde, parce qu'ils ont des préjugés eux-mêmes contre les gros. La haine attire la haine.

La démagogie, anti-obésité, contre le sucre et les boissons gazeuses est carrément de l'intimidation. Les intégristes anti-obésité font de fausses allégations pour terroriser l'état, les directeurs de la santé publique, les journalistes et la population en général. Ils nous menacent pour nous obliger à les croire. Si on ne fait rien contre l'obésité et bla! bla! bla!.

Dans la définition de l'intimidation, il y a la notion d'obtenir quelque chose de quelqu'un par la force ou par la peur. Les intégristes anti-obésité ont choisi l'intimidation pour nous obliger à les croire. C'est ce qui est intolérable.

Les gens qui sont honnêtes intellectuellement recherchent à nous convaincre en sollicitant notre intelligence. Ils nous renseignent en tenant compte de tous les aspects, en étant compréhensifs, ouverts d'esprit et à notre écoute.

Les tirants de Québec en forme ont obtenu, par intimidation, la création du fonds pour la promotion des saines habitudes de vie, le retrait de la malbouffe dans les écoles et la création de la Coalition québécoise sur la problématique du poids. Ceux-ci dominent tous les questions reliées au poids et à l'image corporelle au Québec. Ils ont aliéné toute la population avec la peur de l'épidémie d'obésité.

La guerre contre l'obésité se transpose dans la haine des obèses. Cela normalise la stigmatisation et l'intimidation.

En d'autres mots, plus on dramatise l'obésité plus les gens sont portés à haïr les gros. Autrement dit, plus l'obésité est perçus comme plus grave que la cigarette plus cela encourage les gens à haïr les gros. Ça justifie de les haïr. Les mépriser les encourageraient à qu'ils se prennent en main pour perdre du poids semble-t-il?.

La guerre contre l'obésité affecte plus les femmes et certaines utilisent les arguments anti-obésité pour commencer un régime, puis tomber dans l'obsession de la minceur et finir anorexique.

Les journalistes doivent refuser d'être manipuler par l'intimidation des intégriste anti-obésité/malbouffe en étant plus critique envers eux. L'ère du terroriste anti-obésité doit cesser. On doit laisser les gens et surtout les femmes vivre en paix avec leur corps.

Je suis d'accord de faire la promotion des saines habitudes de vie mais, je ne suis pas d'accord avec ceux qui se servent de cet objectif vertueux pour soulever l'Épée de Damoclès de l'épidémie d'obésité.

Il faut se fier à l'intelligence des gens pour qu'ils s'occupent bien de leur santé physique et mentale. N'oublions pas que la santé n'est pas une question de poids corporelle.

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