Un gène de la minceur identifié par des chercheurs
TVA Nouvelles Samedi, 23 mai 2020 16:56

Là, c'est une fausse bonne nouvelle intéressante pour aboutir à dire que les gros, c'est de leur faute s'ils le sont devenus.

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Sujet: L'effet yoyo

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Des scientifiques disent avoir identifié le gène de la minceur, celui qui prédispose certaines personnes à ne pas prendre de poids, peu importe leur style de vie.

Des auteurs de différentes provenances à l'international ont signé une étude publiée jeudi dans le journal Cell (ou « Cellule » en français, NDLR). L'étude en question énonce une trouvaille comme quoi des variantes du gène dit « ALK » mènent certains individus à moins engraisser que d'autres.

« Nous connaissons tous ces gens : c'est environ 1% de la population », a déclaré Josef Penninger, un des co-auteurs de l'étude et professeur de génétique médicale à l'Université de la Colombie-Britannique au Canada. Ses propos, pris d'un communiqué de presse, ont été relayés par le New York Post.

« Ils peuvent manger ce qu'ils veulent et garder leur métabolisme en santé malgré tout. Ils mangent beaucoup, ils ne font pas des squats tout le temps, mais ne prennent juste pas de poids », dit Dr Penninger.

L'équipe de ce médecin en génétique a analysé l'ADN de plus de 47 000 personnes de 20 à 44 ans et trouvé cette variante unique du gène ALK, qui a déjà la réputation d'avoir un rôle dans le développement des tumeurs en raison de sa propension à muter lors d'atteintes cancéreuses.

Penninger et les autres chercheurs croient qu'il pourrait être possible que des mutations du gène ALK soient à l'origine de la prise de poids dans certains cas et pourrait être ciblé dans la lutte contre l'obésité.

Mais avant de songer à manipuler sa génétique, la faible proportion de la population qui n'a pas un gène ALK « favorable », disons, devrait se concentrer sur un mode de vie sain.

En février dernier, la Banque mondiale appelait les pays pauvres et en développement, les plus concernés par le surpoids et l'obésité, à taxer les aliments mauvais pour la santé, car trop gras, trop sucrés ou trop salés, selon un rapport publié jeudi.

Mon commentaire

Là, c'est une fausse bonne nouvelle intéressante pour aboutir à dire que les gros, c'est de leur faute s'ils le sont devenus.

En grande partie, le poids est déterminé génétiquement, on le sait depuis longtemps. Dire, qu'il y a des minces qui n'engraissent pas, qui peuvent manger tout ce qu'ils veulent sans engraisser. C'est un cliché tellement que c'est connu comme commentaire.

Mais affirmer que ceux qui n'engraissent pas ne sont qu'un pourcent de la population, c'est une manière de nier le fait que le poids corporel serait déterminé génétiquement. C'est une autre recherche pour mieux culpabiliser en marginalisant l'influence des gènes.

Ceux qui luttent contre la prétendue épidémie d'obésité n'aiment pas l'idée que le poids serait déterminé génétiquement de peur de décourager les gens à faire des efforts, de peur de diminuer l'importance de la lutte contre l'obésité, de peur de ternir leur image de héros de la santé publique et de peur de discréditer leur idée que l'obésité serait une maladie.

Par contre, ceux qui partagent l'idée que la santé n'est pas une question de poids embrassent l'idée de la détermination génétique.

Les grossophobes aiment être sévères, exigeants, durs et sans merci. Pour eux, il ne faut pas relâcher la pression sur les gros. Il faut les culpabiliser au maximum en sortant une multitude de recherches qui associent toutes les maladies à l'obésité.

Conclusion, la corpulence et la tendance à prendre du poids en vieillissant, c'est génétique. La nature est bien faite, elle nous a tous donné une chance égale d'être en santé peu importe notre poids corporel.

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