Taxer le sucre, une stratégie efficace?
Le Devoir Société, lundi 25 mars 2019 734 mots, p. A5

La guerre au sucre constitue ni plus ni moins qu'une méthode d'amaigrissement appliquer collectivement.

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Sujet: Une de moins pour les fanatiques anti-sucre

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Alertés par l'épidémie mondiale d'obésité, plusieurs pays songent à taxer les boissons sucrées ou à interdire les distributeurs en milieux scolaires et sportifs. À la surprise générale, l'Organisation mondiale de la santé n'a pas appuyé cette solution en juin dernier, les avis " étant contradictoires ". Mais que disent les études ?

Ces dernières années, plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, la France et le Mexique, ont mis en place une taxe sur les boissons sucrées afin de décourager les mauvaises habitudes alimentaires et de prévenir, entre autres problèmes de santé, le diabète et l'obésité. Est-ce une stratégie efficace ?

L'origine de l'idée

L'idée de taxer le sucre, en ciblant notamment les boissons gazeuses et les jus de fruits additionnés de sucre, n'est pas nouvelle. La Norvège et le Danemark ont été parmi les premiers à instaurer cette taxe en 1922 et en 1930 ; il s'agissait toutefois à cette époque de décisions économiques. Ce ne sera qu'en 2011 que des pays, à commencer par la Hongrie, imposeront une taxe par souci de santé publique. Ils sont maintenant une trentaine.

En 2016, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) incitait d'ailleurs les différents gouvernements à adopter cette mesure fiscale. " Tout comme la taxation du tabac contribue à réduire la consommation de tabac, la taxation des boissons sucrées peut contribuer à réduire la consommation de sucre ", lisait-on au terme d'un rapport consacré à une analyse comparative des politiques fiscales.

Qu'en dit la recherche scientifique ?

Certaines données semblent aller dans le sens des promoteurs de cette mesure. Par exemple, d'après une méta-analyse publiée en 2013 dans BMC Public Health, qui a examiné neuf études, les auteurs remarquent que, quand on applique une taxe sur les boissons sucrées, la consommation de lait et d'autres boissons plus santé tend à augmenter.

À l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), des chercheurs ont scruté les études empiriques sur l'effet de la taxation des boissons sucrées à Berkeley, une ville californienne, et au Mexique. " On observe une diminution de l'achat de boissons sucrées ", confirme Marie-Claude Paquette, diététicienne et conseillère scientifique spécialisée à l'INSPQ, qui est coauteure du document " Analyse d'une politique publique : la taxation des boissons sucrées ", publié en 2018.

Toutefois, de là à avancer qu'une taxe sur les boissons sucrées aide à prévenir le diabète et l'obésité, il y a un grand pas à faire. " Il n'y a pas d'étude qui va aussi loin pour démontrer les effets positifs de la taxe. Possiblement parce que ce sont des initiatives récentes et que ces effets se mesurent à long terme ", indique Mme Paquette.

Comme le concluait d'ailleurs la méta-analyse de BMC Public Health, " les quelques études disponibles donnent à penser que des prix plus élevés sur les boissons sucrées pourraient entraîner de légères réductions de poids dans la population ", mais des recherches futures sont nécessaires pour comprendre les conséquences d'une telle taxe.

" C'est difficile de faire un lien entre un aliment, même si on le consomme quotidiennement, et le développement, par exemple, de l'obésité sur une longue période. Parce que c'est une condition complexe influencée par l'alimentation, mais également par l'activité physique, le stress, la génétique ", ajoute Mme Paquette.

Un signal fort

Au bout du compte, cette décision d'imposer une taxe sur les boissons sucrées serait un choix politique plutôt que scientifique. Les pays qui introduisent cette taxe lancent un signal fort à la population, souligne Marie-Claude Paquette. L'attention médiatique et le débat qui sera effectué autour de la taxe conduiront les individus à se poser des questions et à être davantage sensibilisés. Et, qui sait, à changer leurs habitudes alimentaires.

Mais il faudra bien plus qu'une taxe sur les boissons sucrées pour venir à bout des problèmes de santé reliés au surplus de sucre. " La taxe sur les boissons sucrées doit faire partie d'une série de mesures, comme promouvoir la consommation d'eau, assurer un accès à des aliments sains et améliorer la qualité de l'alimentation dans son ensemble ", souligne la chercheuse de l'INSPQ.

Verdict

La taxe sur les boissons sucrées pourrait avoir comme effet de diminuer leur consommation, sans pour autant qu'on puisse affirmer que cette mesure ferait diminuer le taux d'obésité.

Encadré(s) : Les Canadiens et le sucre

Chaque Canadien consomme 110 g de sucre en moyenne par jour. Les boissons (lait, jus, etc.) comptent pour : 44 % du sucre consommé par les enfants et les adolescents 35 % de celui consommé par les adultes

Source: Statistique Canada (2011)

Mon commentaire

Le sucre ne serait pas responsable de l'obésité et de son épidémie. Voilà une nouvelle qui me plaît. Le sucre est un aliment de base fondamental pour l'être humain et l'ensemble des êtres vivants sur terre. Alléger que le sucre est un poison constitue un écart de langage, une absurdité non digne d'un discours scientifique.

Pourquoi le service des nouvelles de radio-canada a fait une semaine complète pour diaboliser le sucre? Est-ce que leurs journalistes souffrent d'une maladie mentale du genre psychose ? Ainsi, mettre autant d'énergie contre un aliment aussi banal et inoffensif tel que le sucre constitue un délire.

À quoi sert de s'en prendre au sucre en sachant qu'il n'est relié à aucune maladie?

La guerre au sucre ne peut s'expliquer que par une mode, une forme de religion, un dogme, un schème de croyance, une folie et un trip charismatique de groupe. Cela serait l'ultime chance d'éradiquer l'épidémie d'obésité. Il faut foncer à tête perdue.

Ces fanatiques sont obnubilés par leur mission divine. Par conséquent, cela ne les dérange pas de mentir, d'exagérer, d'inventer des recherches, de faire des allégations sans fondement scientifique, de manipuler l'opinion publique et de faire la morale. La guerre au sucre constitue ni plus ni moins qu'une méthode d'amaigrissement appliquer collectivement. Ce moyen de vouloir faire maigrir une population tout entière constitue un objectif ésotérique ou supra naturel.

Les pseudo-recherches qui concluent à des effets nocifs sur la santé du sucre et les allégations farfelues qui y sont associées ne font pas oeuvre utile. Ceux-ci sont des efforts déployés par un groupe de fanatiques qui désirent diriger l'opinion publique vers une rectitude alimentaire.

Malgré leurs discours menaçant et intimidant contre le sucre les gens n'ont pas mangé moins de sucre. Ainsi, étant donné que le sucre est bon au goût et calme l'appétit, il est impossible de convaincre les gens que le sucre est un poison toxique.

Même si on disait que le sucre tuerait en dedans de 24 heures, après son ingestion, les gens vont continuer de manger autant du sucre. Les victimes de cette guerre au sucre ce sont les femmes qui ont peur d'engraisser, celles qui veulent perdre du poids, celles qui sont des restrictives et celles qui sont orthorexiques.

Cette guerre au sucre fait indirectement la promotion de la méthode d'amaigrissant, qui est à la mode en ce moment, qu'on appelle le keto (régime cétogène). Elle encourage aussi les désordres alimentaires et la préoccupation excessive reliée au poids corporel.

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