Boissons sucrées : une interdiction qui menace son entreprise
Journal de Québec lundi 18 décembre 2017, p. 37

C'est ce qui explique que les membres du comité exécutif de Montréal ont adopté de force ce règlement d'interdire les boissons sucrées sans opposition de peur d'être mal vue.

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Sujet:Montréal infiltré par des fanatiques anti-obésité

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La ville de Montréal a banni les boissons sucrées de ses institutions, au grand dam de 1642 sodas; règlement

Le créateur de 1642 Sodas, Bastien Poulain, s'inquiète pour le développement de son entreprise depuis que la Ville de Montréal a décidé de bannir les boissons sucrées de ses établissements.

«On anticipe un impact majeur, car notre premier compte en restauration, c'est la Ville de Montréal. Donc, c'est sûr que si l'on bannit les boissons sucrées des institutions de la Ville de Montréal, cela va avoir un impact direct sur notre chiffre d'affaires », a réagi Bastien Poulain, président fondateur.

Cette décision est d'autant plus difficile à avaler puisque les produits de 1642 Sodas sont servis à l'hôtel de ville lors d'événements protocolaires. Le nom même de l'entreprise fait référence à la fondation de Montréal.

«L'administration d'avant avait vraiment à coeur de développer économiquement les start-ups de Montréal. Pour nous encourager, ils achetaient nos produits pour leurs réceptions », a ajouté l'entrepreneur.

Ce dernier a bien l'intention de demander une rencontre avec la nouvelle administration de la mairesse Valérie Plante, mais il ne se fait pas d'illusions.

«On va signifier notre mécontentement. Interdire un produit ne fait pas chuter drastiquement sa consommation. C'est comme suivre un régime, le médecin ne vous dira pas d'éliminer complètement un groupe alimentaire, mais il va plutôt vous dire de modérer sa consommation.»

Bien que ses produits soient à base de sucres naturels, comme le jus de pommes, le miel et le sirop d'érable, ils entrent dans la catégorie des boissons gazeuses au même titre que Coca-Cola ou Pepsi.

JARDIN BOTANIQUE

L'entreprise, qui compte 1000 points de vente au Québec, est notamment distribuée par Metro. Ses produits sont aussi vendus dans différents établissements publics comme le Jardin botanique, qui représente un fort volume en haute saison.

Selon lui, la logique d'interdire les boissons sucrées ne tient pas la route.

«Mme Plante annonce des choses, mais il n'y a pas de plan précis. Est-ce qu'on va interdire les céréales sucrées à la Commission scolaire de Montréal ? C'est mal préparé. On n'a pas de vision à long terme », dénonce M. Poulain.

ÉCONOMIES PERSONNELLES

Ce dernier a investi ses économies personnelles dans le démarrage de l'entreprise en 2015, soit environ 80 000 $, en plus d'obtenir l'aide des dragons-investisseurs et des banques. En trois ans, l'entreprise a dépassé le cap du million de bouteilles vendues.

«J'espère que Mme Plante va regarder ce qui s'est fait dans d'autres villes pour constater au final que c'est une mesure qui n'amène rien.»

Le malheur des uns fait toutefois le bonheur des autres. Pour Nature Express, qui se spécialise dans l'installation de machines distributrices de produits santé, cette interdiction pourrait représenter un fort potentiel de croissance.

«C'est définitivement une bonne nouvelle pour nous. C'est sûr que si de gros joueurs comme Montréal embarquent, nous sommes extrêmement contents. Oui, les gens doivent changer leurs habitudes. Nous souhaitons amorcer les discussions avec l'administration Plante le plus tôt possible afin d'implanter nos produits », a exprimé Dominic Ross, président fondateur.

À l'heure actuelle, son entreprise est présente dans plus de 15 centres sportifs et arénas dont à Laval. Elle compte plus de 55 machines réparties dans environ 25 emplacements.

«Il faut couper drastiquement l'offre de malbouffe pour des produits santé. Nous l'avons déjà fait dans huit arénas à Laval et ça a très bien fonctionné. Si on offre les deux, ça ne fonctionne pas », a ajouté M. Ross.

L'adoption de cette motion par 54 élus municipaux a eu l'effet d'une douche froide pour l'Association canadienne des boissons, qui regroupe plus de 60 000 salariés, dont 18 000 dans le secteur de la production.

«On est extrêmement déçus de la décision du conseil municipal pour plusieurs raisons. La motion a été adoptée sans consultation avec l'industrie et les intervenants qui pourraient être touchés par cette mesure-là », a exprimé Martin- Pierre Pelletier, porte-parole.

Mon commentaire

Interdire ou mettre une taxe, sur les boissons sucrées, est une décision uniquement symbolique. C'est une technique de relation publique pour envoyer un message à la population comme de quoi le sucre serait un produit chimique toxique.

C'est pour impressionner les gens. Pour créer un argument afin de nous convaincre que le sucre c'est vraiment mauvais pour la santé.

Si c'est interdit, c'est comme la cigarette, ce n'est pas bon pour la santé.

C'est aussi pour insister les gens à diminuer leur consommation de sucre en général.

Malheureusement, ce n'est pas parce que la ville de Montréal va arrêter de mettre des distributrices de liqueurs dans ses bâtisses, que les gens vont moins boire de boissons sucrées ou ingérer moins de sucre provenant d'autres sources au total dans leur journée.

D'ailleurs, il n'y a aucune évidence scientifique démontrant que les boissons sucrées seraient responsables d'un phénomène qui n'existe pas, l'épidémie d'obésité.

La ville de Montréal se fait utiliser par un groupe de pression, formé de fanatiques anti-obésités.

Cette interdiction, des boissons sucrées, ne servira absolument à rien. Cela va uniquement donner une image de pureté morale aux administrateurs de la ville auprès de ce groupe de pression qui lutte contre l'épidémie obésité. En d'autres mots, pour leur faire plaisir.

Faire la promotion de la sainte alimentation vous garantit une place au paradis.

Est-ce que la décision de l'administration de la ville de Montréal d'interdire, les boissons sucrées, va lui donner une meilleure image auprès de leurs citoyens? Vont-ils aller chercher des votes avec ça?

C'est absolument NON! En fait, les gens s'en contrefoutent du discours anti-sucre parce que c'est un plaisir d'ingérer du sucre. Cela ne fait souffrir personne.

Par conséquent, c'est impossible de convaincre le monde que le sucre, c'est mauvais pour la santé.

C'est impossible d'adopter des réglementations anti-sucre pour obtenir une image politique plus positive.

Interdire les boissons sucrées dans les établissements de la ville de Montréal, c'est totalement improductif.

Je vois les fanatiques anti-sucre/obésité comme des membres d'une secte religieuse. Ceux-ci posséderaient l'ultime vérité et auraient la mission divine de prêcher la bonne nouvelle.

Les adeptes de la secte de la sainte alimentation ont infiltré les membres du Comité exécutifs de la ville de Montréal pour faire du prosélytisme en leur faveur.

Les pasteurs de la promotion des saines habitudes de vie utilisent la même technique que les sectes chrétiennes protestantes pour recruter des adeptes. Ils utilisent la peur. Ils dépeignent la société très négativement. Les gens seraient sous le joug de Satan. La seule manière d'éviter d'aller en enfer est de reconnaître Jésus comme son sauveur personnel.

Pour la secte de la saine alimentation, l'enfer c'est l'obésité. Satan nous pousse à s'empiffrer de malbouffes et à devenir dépendant au sucre.

En d'autres mots, les pasteurs de la promotion des saines habitudes de vie nous ont imposé une nouvelle valeur à force de nous faire peur avec les dangers pour la santé de l'embonpoint.

Se préoccuper du péril obèse est vue comme ayant une grande valeur morale. On ne peut donc pas se permettre d'être contre la vertu. Personne n'ose publiquement parler contre la promotion des saines habitudes de vie.

C'est ce qui explique que les membres du comité exécutif de Montréal ont adopté de force ce règlement d'interdire les boissons sucrées sans opposition de peur d'être mal vue. Cela constitue une dérive autoritaire. La force du jugement moral est parfois plus fort que tout.

Toute cette histoire de fou part d'un des pasteurs de la secte de la saine alimentation en le conseiller municipal et fanatique anti-sucre Marvin Rotrand.

Finalement, c'est les femmes qui sont victimes de cette guerre contre le sucre. Cela les encourage à persister dans leur restriction alimentaire. Puis, cela donne aux orthorexiques un argument pour justifier leur comportement alimentaire pathologique.

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