Cégeps et Universités - La malbouffe sera permise
Journal de Québec, vendredi 30 novembre 2007 page 3

malbouffe

Sujet: Défendre une opinion

On peut y lire:

Affirmant prendre le «virage santé», le ministère de l'Éducation vient d'adopter une nouvelle politique alimentaire pour les cégeps et les universités qui leur permet... de vendre de la poutine et des hot-dogs.

Alors que la malbouffe a officiellement été bannie des écoles primaires et secondaires cet automne, les étudiants du réseau post-secondaire pourront continuer d'accumuler les calories et le gras à la cafétéria.

«On a affaire à des jeunes adultes. L'approche qui a été privilégiée est d'offrir le choix plutôt que de faire de la répression», explique Guy-Aume Descôteaux, vice-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) qui a participé à l'élaboration de la politique.

À défaut d'interdire la malbouffe, le «cadre de référence» qui a été dévoilé mercredi en catimini établit neuf orientations, comme l'instauration d'une politique alimentaire dans les établissements.

Même au CÉGEP et à l'université - Il faut bannir la malbouffe - Isabelle Huot

Je pense que la malbouffe doit être interdite même dans les cégeps et les universités. Il faut aider les jeunes à changer leurs habitudes en modifiant leur environnement alimentaire.

Interdire la malbouffe dans les cégeps et les universités est important parce que les jeunes de cet âge se font rarement un lunch. Ils se fient à ce qui est offert à la cafétéria.

Souvent, les jeunes prennent des habitudes à l'adolescence qu'ils conservent plus tard.
Les cafétérias doivent offrir un compromis

Mon commentaire

La raison a parfois raison d'être. La balloune de la loi instituant un fonds pour l'adoption de saines habitudes de vie vient de se dégonfler un peu avec cette prise de position du ministère de l'Éducation. Cette nouvelle met en relief le fait que l'on peut être pour ou contre la malbouffe. Ce n’est qu'une question d'opinion.

Mais, les intégristes anti-obésité/malbouffe s'efforcent à vouloir nous faire croire que la seule opinion qui existe est la leur. Encore plus, ils veulent nous faire croire qu'il a y une unanimité sur leur opinion.

Ils ont dogmatisé leur discours. Par conséquent, personne n'ose dire le contraire de ce qu'ils disent de peur de mal paraître. L'intimidation leur donne un fort pouvoir de persuasion. Ainsi, ils ont réussi à persuader les députés de voter à l'unanimité sans amendement pour le projet de loi numéro 1.

Les députés ont fait cela sans informer la population de leurs manigances. Ils ont tout fait en catimini. Ils nous ont imposé un projet de loi. En d'autres mots, ils n'ont pas consulté la population. Logiquement, plus un projet de loi touche personnellement la vie des gens, plus on devrait leur demander leur opinion sur celui-ci. Ce qui n'a pas été le cas.

La peur a fait prendre de mauvaises décisions aux députés. Cela va se retourner contre eux un jour ou l'autre.

Pour que la décision de maintenir la malbouffe dans les Cegeps et les Universités fasse la première page d'un journal, il faut que les journalistes aillent, eux aussi, adopter la position des intégristes anti-obésité/malbouffe. Les journalistes sont, naïvement, convaincus que ceux-ci possèdent l'ultime vérité. 

Par exemple à cause de leur politique éditoriale dogmatique, ils n'ont pas voulu, à l'unanimité, s'intéresser à moi lors des dernières élections provinciales. Je m'étais présenté aux élections pour lancer un débat sur la malbouffe. Chose qui avait pourtant toute sa raison d'être dans ce contexte de totalitarisme.

Ici, la position de la nutritionniste vedette, Isabelle Huot, nous démontre bien qu'elle est du côté des extrémistes. Ceux-ci sont pour la répression. En fait, il y a deux positions qui s'affrontent les pro-choix et les pro-répressions. Pourquoi les intégristes anti-obésité/malbouffe ont choisi la répression ?

Ils ont choisi la répression parce qu'ils ont choisi de défendre une vérité plutôt qu'une opinion. Quand on défend une vérité, c'est difficile d'accepter que d'autres puissent ne pas vouloir l'adopter. On n'accepte pas la divergence d'opinions.

Quand on défend une opinion, on est forcé d'admettre la diversité d'opinion. En effet, dans la définition du mot opinion, il y a implicitement un sens de variété. Assumer ses opinions, c'est respecter ceux qui ont des opinions différentes des siennes.

Lorsqu'on défend une opinion : on l'exprime en espérant d'être écouté. Lorsqu'on défend une vérité : on s'efforce à l'imposer aux autres en espérant qu'ils se soumettent à y croire.

La question que nous devons nous poser : y a-t-il un sujet qui aurait une importance telle, qui justifierait qu'un groupe d'individus ai le droit de brimer la liberté d'expression des autres ? Non! D'ailleurs, les intégristes anti-obésité/malbouffe ne sont pas du tout fiable, car ils fondent leur discours sur des faits qu'ils inventent.

Conclusion, tout le monde a le droit à son opinion. Ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec l'opinion des intégristes anti-obésité/malbouffe, que je veux essayer d'empercher qu'ils expriment leurs opinions. Je me bats seulement pour que mon opinion soit prise en considération par les intervenants de la société, dont les médias traditionnels. Car, mon opinion est aussi valable que les autres.

Complément d'information :

L'histoire

Cégeps et Universitém- La malbouffe sera permise 

Virage Santé – Cadre de référence pour l'enseignement supérieur

Défendre une opinion

De la liberté de pensée et de discussion

Défendre une vérité concerne les croyances religieuses. Une vérité, cela n'évolue pas comme une croyance.

Opinion - Wikipédia

Opinion publique - Wikipédia

Liberté d'opinion - Wikipédia

Vérité - Wikipédia

Or c'est du droit de la vérité que s'autorise nombre de fanatisme ou d'extrémisme. 

Le fanatique est celui, qui s'enferme dans son temple: n'est-il pas entraîné jusqu'à tuer par la vérité qu'il proclame posséder?

Le fanatique : ce qui l'amène à vouloir plier les autres à son opinion qu'il confond avec la vérité! Au nom de la vérité ne peut-on nier la liberté?

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