Le Parti québécois n'aime vraiment pas les femmes rondes
Le PQ critique le bilan des libéraux dans la lutte contre l'obésité
Le Journal Le Soleil lundi 23 janvier 2017, p. 4

Le PQ présentait dimanche son plan pour faire bouger davantage les Québécois par rapport au problème de l'obésité qui gagne en importance depuis plusieurs années.

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Sujet:Le PQ à genou devant les intégristes anti-obésité

On peut y lire:

MONTRÉAL - Depuis 2014, l'obésité a eu une «partie gratuite» sous la gouverne des libéraux, selon le chef du Parti québécois (PQ) Jean-François Lisée - une accusation que rejette la ministre libérale Lucie Charlebois, qui s'est dite «déçue» et «choquée» par les propos de son adversaire.

Le PQ présentait dimanche son plan pour faire bouger davantage les Québécois par rapport au problème de l'obésité qui gagne en importance depuis plusieurs années.

Le parti compte essentiellement reprendre les recommandations que lui avaient faites plusieurs experts consultés lors d'une tournée du Québec, qui a été menée en 2013 alors que le PQ était au pouvoir.

Les Québécois de tous âges seraient appelés à effectuer une activité motrice pendant une heure, du Centre de la petite enfance jusqu'au Centre d'hébergement et de soins de longue durée. Par exemple, les enfants des écoles seraient encouragés à bouger lors des récréations, à l'heure du midi et même dans les classes - notamment à l'aide de vélo-pupitres. Le PQ veut aussi inciter les travailleurs, les personnes âgées et les Autochtones - en valorisant certains sports traditionnels - à se garder en forme.

«Tout le monde sait quoi faire depuis quelques années. Il a manqué la volonté politique. Alors ce qu'a fait le gouvernement Couillard en arrivant, comme sur bien d'autres dossiers, il a pris ce plan d'action qui était prêt et l'a mis sur une tablette», a lancé M. Lisée lors d'une conférence de presse à Montréal.

Plan «plus large»

Or, la ministre déléguée aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a rappelé que le gouvernement avait présenté en octobre dernier une politique gouvernementale de prévention en santé qui est «beaucoup plus large» et qui «interpelle plusieurs ministères» pour garder en santé les Québécois, de l'enfance, jusqu'à la fin de leur vie.

Le gouvernement a promis une enveloppe de 76,1 millions $ sur 10 ans - dont 22 millions $ jusqu'en 2018 - qui s'ajoutera aux 400 millions $ déjà prévus annuellement par le budget des saines habitudes de vie. Mme Charlebois a même l'impression que M. Lisée a «copié des pans» de sa politique, citant notamment les mesures spécifiques pour aider les communautés autochtones qui seront annoncées dans un plan d'action prochainement, puis l'aménagement du territoire pour favoriser les déplacements, qui se trouve déjà dans le plan gouvernemental.

«Est-ce qu'il y a du travail à faire? Oui. Mais tout ce qu'il vous a donné aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il a copié certains segments sur la politique», a-t-elle ajouté.

La Coalition poids, qui avait d'ailleurs aussi applaudi la politique du gouvernement libéral, a salué l'initiative du Parti québécois.

«Il est décevant de constater que la Politique nationale de l'activité physique, du sport et du loisir, initiée sous le gouvernement Marois et soutenue par de nombreux organismes, n'a toujours pas été adoptée par le gouvernement libéral. Ça fait des années qu'on l'attend», a affirmé par voie de communiqué sa directrice, Corinne Voyer.

Selon les données de l'Institut de la statistique du Québec, 14,6 % des Québécois de 12 ans et plus étaient en situation d'obésité en 2007-2008, alors qu'ils étaient 17,4 % en 2013-2014.

La pesée dans la balance
Le Journal Le Soleil lundi 23 janvier 2017, p. 5

Pour ou contre la pesée des élèves dans les écoles du Québec? Deux visions s'affronteront à l'Assemblée nationale jeudi.

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Pour ou contre la pesée des élèves dans les écoles du Québec? Deux visions s'affronteront à l'Assemblée nationale jeudi. Les élus, qui ont reçu une pétition demandant l'abolition de cette pratique, devront trancher.

POUR

Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FEEPEQ)

La science a démontré l'utilité du calcul de l'indice de masse corporelle (IMC) pour détecter des problèmes de santé et y faire face, fait valoir le professeur chercheur Jérôme Leriche.

M. Leriche représente les profs du collégial au sein de la FEEPEQ. Il est docteur en éducation. Et il est convaincu de l'utilité de la pesée des étudiants et étudiantes, autant pour détecter ceux qui sont à risque d'avoir un poids trop élevé que celles qui manquent de masse.

«C'est vraiment pour l'éducation», dit-il. Les jeunes passent leurs journées à naviguer sur les réseaux sociaux, le Web. Ils sont bombardés d'informations contradictoires, parfois fausses, sur le poids, la santé, l'alimentation. L'école doit les guider.

La mesure du poids et de la grandeur pour évaluer l'IMC est une porte d'entrée, poursuit-il. «Ça nous donne un indice pour pouvoir discuter.»

M. Leriche en convient, l'IMC a des limites. Un jeune qui est très sportif, musclé, aura un IMC qui le classe chez les obèses puisque son poids est élevé. Pourtant, il est en pleine forme.

Par contre, la littérature scientifique serait concluante : «L'IMC est associé avec énormément de maladies de toutes sortes.» Diabète, troubles cardiovasculaires, problèmes musculo-squelettiques, etc.

Une fois qu'on a établi que la pesée peut être utile (surtout au collégial, sans doute à partir du secondaire), il faut cependant s'assurer de l'effectuer de la bonne façon, note Jérôme Leriche. Il faut que l'élève puisse prendre ses mensurations en privé, en toute confidentialité. On lui remet une fiche à remplir tout en lui expliquant à quoi ces mesures servent. Voilà qui oblige l'étudiant à poser son regard sur lui, sur sa santé.

Surtout, une fois le calcul fait, il faut poursuivre l'intervention. «Le problème, c'est si on prend juste l'IMC.» Après, il faut ouvrir la discussion sur l'alimentation, les habitudes de vie, le stress...

Et M. Leriche évalue que les profs d'éducation physique sont les mieux placés pour gérer ce dossier de la pesée. Pourquoi? «On voit tous les étudiants.» C'est le cours obligatoire que tous doivent suivre, même au cégep.

CONTRE

Fédération des comités de parents du Québec et Coalition québécoise sur la problématique du poids

La pesée des jeunes dans les cours d'éducation physique et dans les activités sportives parascolaires est inutile, voire nuisible, prévient la directrice de la Coalition poids, Corinne Voyer.

«Le poids tout seul n'est pas une bonne façon de mesurer l'état de santé», avance-t-elle. Il faut avoir en main bien plus de variables pour pouvoir dresser un portrait fiable : habitudes de vie, hérédité, alimentation, musculature, morphologie...

Un exemple : avoir de la graisse ne veut pas dire que c'est grave, ajoute-t-elle. «Ce qui est dommageable, c'est la graisse abdominale, la bedaine dure.»

Mme Voyer ne blâme pas les professeurs et les entraîneurs des équipes sportives de peser leurs protégés. «Ça fait sûrement partie de bonnes intentions. [...] Ils pensent qu'ils le font pour le bien des enfants.»

Elle juge cependant que cette pratique n'a pas d'utilité pédagogique. Et qu'il y a risque élevé de stigmatiser des jeunes dont l'estime de soi est déjà amoindrie. «La pesée à l'école peut avoir des effets négatifs. [...] Un enfant obèse, souvent il le sait déjà qu'il est obèse.»

En mettant l'accent sur le poids, on pourrait même accroître le mal-être d'une jeune fille préoccupée par son apparence. «Il ne faut pas engager les enfants dans un processus de régime.»

Corinne Voyer pense qu'il faudrait plutôt accroître la formation des maîtres et des entraîneurs en matière de saines habitudes de vie. Accroître le temps d'enseignement qui y est consacré.

Avis partagé par la Fédération des comités de parents du Québec : «Les parents estiment que [la pesée] devrait être remplacée par l'enseignement des saines habitudes de vie, de la saine alimentation, d'éducation aux médias, de la valorisation d'une image corporelle diversifiée, de développement de la pensée critique ou d'activité physique», nous indique-t-on dans un courriel. «Le problème, actuellement, se pose quant à l'absence de suivi et de support, pour les élèves aux prises avec une problématique de poids. De plus, on ne peut négliger les risques d'intimidation ou d'anxiété liés à l'activité de la pesée.»

La santé des jeunes, pas juste une question de poids
Le Journal Le Soleil lundi 27 janvier 2017, p. 6

Ils étaient à l'Assemblée nationale pour débattre de la pertinence de la pesée des élèves québécois dans les cours d'éducation physique

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Ils étaient à l'Assemblée nationale pour débattre de la pertinence de la pesée des élèves québécois dans les cours d'éducation physique... et ils ont ouvert une boîte de Pandore contenant tous les périls menaçant le tour de taille des jeunes jusque dans les murs de l'école.

Disons-le d'emblée, en commission parlementaire, jeudi, la majorité des groupes entendus au sujet de la pesée des écoliers se sont affichés contre, sauf pour les jeunes athlètes de pointe, pour qui la balance est outil d'entraînement. La pratique est jugée inutile en contexte éducatif, voire dommageable si un élève est stigmatisé ou s'il développe ensuite une fixation sur son apparence, son poids.

C'est Anorexie et boulimie Québec qui avait porté une pétition lancée par une jeune fille opposée à la pesée; pétition qui a soulevé l'intérêt des parlementaires, d'où l'audition de jeudi. Responsable du volet éducation et prévention au sein de l'organisme, Mélanie Guénette-Robert résume la plupart des interventions : «La pesée dans le cadre des cours d'éducation physique doit cesser. [...] Ça devrait être dans le cadre d'un suivi médical.»

Une voix discordante, toutefois, à la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FEEPEQ). Elle maintient que, dans le cours intitulé «éducation physique et à la santé», la pesée permet d'entamer la discussion avec les élèves et d'identifier quelques cas plus problématiques afin de les diriger vers les services de santé.

Mais il y a fort à parier que les jours de la pesée à l'école sont comptés. Les députés libéraux et caquistes ont pris acte de l'opposition des intervenants. Le péquiste Alexandre Cloutier l'a déjà enterrée : «La pesée n'est pas le bon moyen en soi pour atteindre nos objectifs d'avoir les meilleures habitudes de vie et d'encourager nos jeunes à avoir davantage d'activités sportives.»

Pour y arriver, il faudra cependant accroître les ressources dans les écoles et former les profs pour parler alimentation, malbouffe, image corporelle, régime, activités physiques... «Le focus devrait être plutôt sur les comportements [...], sur l'estime de soi au niveau de son corps et sur la diversité des corps aussi», recommande le psychiatre Pierre-Olivier Nadeau, de l'hôpital Sainte-Justine.

Environnement «obésogène»

Car il y a péril, semble-t-il. L'obésité est épidémique; beaucoup de jeunes ne s'activent pas; la malbouffe s'installe à demeure devant les écoles du Québec, sans opposition. Tous les intervenants le déplorent. La directrice de la Coalition poids, Corinne Voyer, propose même de couper dans le français et les maths pour augmenter les heures de sport à l'école.

Et elle ajoute à l'adresse des élus : le gouvernement ne fait rien contre le «fléau» des boissons sucrées. En plus, les écoles sont souvent mal aménagées, parfois les aires de repas sont désolantes et n'offrent aucun abreuvoir!

«Quinze minutes, ce n'est pas long pour une récréation», poursuit la présidente de la Fédération des comités de parents, Corrine Payne. D'autant plus que l'accès aux infrastructures municipales de loisirs est difficile pour de nombreuses écoles.

Tous les groupes réclament la création rapide d'un comité gouvernemental pour réformer la pesée, revoir le programme d'enseignement, débloquer des fonds pour former les profs... Les élus ont écouté. Reste à voir s'ils ont enregistré.

Mon commentaire

La position sur la lutte contre l'obésité et sur la pesée à l'école du Parti québécois prouve qu'il est au service du groupe de pression appelé Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids).

(Pour un Québec en santé ???)

Jean-François Lisée a décidé de contribuer à la propagande en faveur de la position des intégristes anti-obésités. Nous pouvons en conclure que le Parti québécois n'est pas à l'écoute des besoins et des aspirations du peuple québécois.

En passant, la pétition contre la pesée à l'école n'est pas une question qui concerne les saines habitudes de vie, mais plutôt les troubles alimentaires.

Les gens qui sont pour ou ceux qui sont contre, partagent en fait la même opinion concernant la lutte contre l'obésité. Ils pensent tous que la prétendue épidémie d'obésité constitue la problématique prioritaire sur laquelle nous devons consacrer toutes nos énergies.

La seule question qu'ils se posent est la suivante: « Ne pas faire la pesée à l'école nuira-t-elle à l'atteinte de notre objectif commun de réduire le nombre de personnes obèses au Québec? »

Pour la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FEEPEQ), c'est nécessaire pour pousser les jeunes à surveiller leur poids et à perdre du poids.

(Les jeunes femmes doivent de se faire pesée pour les encourager à être le plus mince possible)

Pour la Fédération des comités de parents du Québec et la Coalition québécoise sur la problématique du poids, elles peuvent se passer de cet outil du contrôle du comportement. Il suffit simplement de culpabiliser les jeunes femmes sur leur poids en leur parlant de l'adoption des saines habitudes de vie.

Alexandre Cloutier, député du parti québécois, a exprimé son opinion sur la présentation de la pétition contre la pesée à l'école à l'assemblée nationale à l'émission de Mario Dumont, le 27 janvier dernier à TVA. Il a dit qu'il était contre, mais il a dérivé rapidement la discussion vers l'importance des saines habitudes de vie. La promotion des saines habitudes de vie sous-entendant la lutte contre la prétendue épidémie d'obésité.

Alexandre Cloutier a été cohérent avec l'opinion qu'a exprimé son chef, Jean-François Lisée, le dimanche auparavant, le 22 janvier, sur l'importance de lutter contre l'obésité.

Le chef du parti québécois Jean-François Lisée a osé dire que le parti libéral, actuellement au pouvoir, n'aurait rien fait pour lutter contre l'obésité. Ceci constitue un ultime affront en considérant que c'est le parti Libérale sous Jean Charest, en juin 2007, qui a créé le Fonds pour la promotion des saines habitudes de vie en collaboration avec la fondation Lucie et André Chagnon.

Cette association se termine cette année en 2017. Pendant ces dix ans, ce Fonds a dépensé 400 millions de dollars pour lutter contre l'obésité et, selon Jean-François Lisée, cela n'a pas été assez.

Par conséquent, Jean-François Lisée est de mauvaise foi en disant que le parti libéral n'a rien fait contre l'obésité.

Si la situation de l'obésité n'a pas changé, malgré tous ces efforts, cela démontre que la lutte contre la prétendue épidémie d'obésité constitue un faux problème. Il n'y a pas de solution à un problème qui n'existe pas. L'état a dépensé 400 millions de dollars pour rien, inutilement voilà tout.

L'obésité ou l'embonpoint d'une personne n'est pas le résultat de ses mauvaises habitudes de vie, mais ce n'est qu'une question de génétique. Même si on mettait 400 milliards de dollars contre l'obésité, il y aurait toujours le même pourcentage de personnes obèses. On ne peut pas aller contre la nature.

Ces 400 millions dépensés contre l'obésité ont imposé un agenda. Cet argent a mobilisé tous les organismes en santé, les écoles et les médias pour lutter contre ce faux problème. La lutte contre l'obésité a prise toute la place.

Par conséquent, il n'y a pratiquement rien eu en termes d'énergie humaine et d'argent déployé pour venir en aide aux jeunes femmes aux prises avec un désordre alimentaire et/ou une image corporelle négative.

Jean-François Lisée de par son choix d'intensifier la guerre contre l'obésité, nous démontre son insensibilité face à la souffrance des jeunes femmes face à leur image corporelle.

S'il avait la moindre compassion pour les jeunes femmes anorexiques et le 80% des femmes insatisfaites de l'apparence physique, il aurait dénoncé cette fraude médicale que constitue la lutte contre l'obésité.

Il aurait proposé de faire la promotion des saines habitudes de vie dans l'optique de prévenir les désordres alimentaires. Par conséquent, il aurait proposé de faire la promotion de l'idée que la santé n'est pas une question de poids corporel. Finalement, il aurait proposé de valoriser la diversité corporelle.

Si Alexandre Cloutier avait la moindre compassion pour les jeunes femmes, il n'aurait pas parlé de la promotion des saines habitudes de vie à Mario Dumont, parce que c'est trop associée à la lutte contre l'obésité. Il aurait dénoncé seulement le faible financement des organismes qui s'occupent des troubles alimentaires et le faible intérêt des institutions à se préoccuper des jeunes femmes qui souffrent d'une image corporelle négative.

Pour faire la promotion des saines habitudes de vie, on n'a pas besoin d'investir autant d'argent, car cela constitue la responsabilité des parents et des enseignants à l'école.

L'argent devrait être investi pour produire des émissions de télévision avec un casting comportant une plus grande variété morphologique. En d'autres mots, favoriser une plus grande diversité corporelle dans le monde des arts.

Aider les jeunes avec leur image corporelle devrait devenir une vraie priorité au Québec.

Pour cela, il faudrait amener les médias à arrêter d'être complice de la propagande des intégristes anti-obésités. Autrement dit, les médias doivent arrêter de présenter le discours alarmiste sur l'obésité comme étant un fait.

Les médias devraient accorder moins d'importance à ceux qui demandent une taxe sur les boissons sucrées et qui veulent nous faire peur avec le prétendu danger de manger du sucre.

En résumé, au-delà de la pesée à l'école, le discours alarmiste contre l'obésité encourage les jeunes femmes à s'enfoncer dans leur problème de désordres alimentaires. Un discours qui n'aide vraiment pas les femmes à avoir une opinion positive sur leur apparence physique.

Si Jean-François Lisée pense aller chercher plus de votes en se préoccupant de l'obésité, il se fourvoie royalement, parce que l'obésité n'ai pas un sujet qui préoccupe les gens. Cela n'est pas associée à de la souffrance. L'obésité ne fait souffrir personne. C'est seulement une préoccupation des fanatiques anti-obésité/malbouffe.

Avec sa position anti-obésité, Jean-François Lisée plaira seulement au groupe de pression nommée Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids.).

Pour aller chercher des votes, un politicien doit cibler une problématique qui existe vraiment et qui est associée à de grandes souffrances humaines, comme l'anorexie.

C'est la compassion qui attire les votes. La guerre contre l'obésité sonne faux parce qu'elle est déconnectée de la réalité du vécu des gens.

Les intégristes anti-obésité se consacrent à faire de la pression en exagérant et en amplifiant les conséquences de l'obésité. Ils culpabilisent et font la morale aux gens. Ils veulent que l'état ait du contrôle sur ce que mange la population. Ils veulent un état nounou.

Il n'y a personne qui aime se faire culpabiliser, se faire faire la morale, se faire contrôler et se faire manipuler. Donc, il est impossible d'attirer des votes avec l'idée d'amplifier la lutte contre l'obésité.

La guerre contre l'obésité n'est qu'un «bad trip». C'est désagréable, c'est très négatif, il y a rien de constructif là.

Vraiment le parti québécois n'aime pas les femmes rondes comme je disais dans le slogan de ma candidature aux dernières élections provinciales.

En effet, la guerre contre l'obésité est une guerre contre les femmes. Elle est financée par les industries pharmaceutique et de l'amaigrissement qui veulent faire de l'argent sur le dos de l'insatisfaction des femmes à propos de leur apparence physique.

(Les mannequins taille plus encouragent-elles vraiment l'obésité?)

Je souhaite la disparition du parti québécois. C'est un parti politique corrompu au service des groupes de pressions et non au service des besoins et des aspirations de la population québécoise.

Le parti québécois est très loin du peuple. Les gens ne voteront pas un parti politique qui ne les écoute pas et qui veut leur faire la morale sur leurs habitudes alimentaires et de vies.

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