L'expertise de l'université laval reconnue
Le Journal de Québec dimanche 7 avril 2019 789 mots, p. 42

Jean-Pierre Després n'a pas fait de la science pour faire avancer les connaissances, mais pour obtenir des subventions de recherches.

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Sujet: La pire histoire d'horreur

On peut y lire:

SANTÉ
JEAN-PIERRE DESPRÉS

Collaboration spéciale

Les lecteurs du Journal qui suivent ma chronique savent que ma motivation première est d'amener directement la science de l'activité physique et de la prévention à la population qui, trop souvent, est martelée de messages qui n'ont pas toujours des bases scientifiques solides. Combien de soi-disant experts de l'obésité et de la nutrition vendent des régimes et des diètes miracles sans s'appuyer sur des données scientifiques ?

Collaboration spéciale

Ainsi, au Québec, même si nos équipes de chercheurs de l'Université Laval (principalement localisés à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval et à l'Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels) ont montré, à la lumière de leurs travaux réalisés depuis plus de 30 ans, que le contrôle du poids corporel et l'atteinte du poids santé n'étaient plus des notions pertinentes, on en parle encore beaucoup trop comme étant les cibles nécessaires à la santé.

Pourtant, la science que nous avons collectivement générée à l'Université Laval est robuste et est reconnue partout dans le monde.

Quand allons-nous instaurer une campagne nationale de sensibilisation populaire sur l'importance de suivre son tour de taille (plutôt que son poids) et sa condition cardiorespiratoire (capacité à faire un effort physique), compte tenu de l'importance absolument déterminante de ces deux facteurs pour la santé de la population (incluant les enfants et les aînés) ?

À quand l'implantation d'une véritable médecine préventive au Québec ?

LE QUÉBEC EN RETARD

Pour ma part, après 32 ans de travaux de recherche, je ne vous cacherai pas ma déception que ma propre province n'endosse toujours pas ces concepts, ce qui est bien différent ailleurs dans le monde.

Par exemple, le Japon a bien saisi les risques majeurs pour la santé associés à l'obésité viscérale, et ce pays a instauré un programme national de dépistage et de prise en charge de l'obésité abdominale centré sur la mesure du tour de taille afin de prévenir les maladies chroniques qui lui sont associées.

Par ailleurs, l'organisme scientifique qui chapeaute et finance la recherche en santé en France, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), vient de publier un volumineux rapport qui fait le bilan de toute la science disponible sur le rôle de l'activité physique dans la prévention et le traitement des maladies chroniques.

Quelques perles que l'on retrouve dans leurs recommandations m'ont fait sursauter... de satisfaction !

Ainsi, dans la section où l'on parle de l'obésité, les experts soulignent que les activités d'endurance d'intensité modérée à élevée ont montré leur efficacité pour diminuer la masse grasse viscérale.

Vous vous rappelez, cette graisse interne localisée dans la cavité abdominale que nous avons commencé à étudier à l'Université Laval au milieu des années 1980 et au sujet de laquelle nous répétons depuis presque 30 ans qu'elle est un puissant facteur de risque pour le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires ? C'est une percée que j'attends depuis longtemps chez nous.

Ainsi, les experts français reconnaissent l'importance de l'activité physique et de l'exercice en endurance pour faire fondre cette graisse dangereuse.

PRIORISER LE TOUR DE TAILLE

Ces experts sont allés plus loin dans leur réflexion : si faire fondre la masse grasse viscérale est un objectif important dans la prise en charge de l'obésité et que cela peut s'obtenir par l'activité physique sans perte de poids, comment faire pour évaluer cette perte dans le temps ?

Ici encore, les experts français ont souscrit à ce que nous proposons à l'Université Laval depuis 25 ans en recommandant de «mettre l'accent sur la diminution du tour de taille comme paramètre de suivi plutôt que sur la perte de poids» puisque nous avons montré qu'une perte de masse grasse viscérale pouvait être obtenue même sans perte de poids.

Allons-nous y arriver un jour au Québec ? Tôt ou tard, si nous ne mettons pas d'approches préventives de l'avant, nous n'aurons plus les moyens de prendre soin de notre population.

Ce n'est pas le Québec que je souhaite laisser en héritage.

Mettons la science que nous avons produite au service de la population et montrons au monde entier que nous pouvons ensemble transformer le Québec et en faire une nation où la priorité est la santé, plutôt que la gestion des maladies.

* Jean-Pierre Després est professeur au Département de kinésiologie de la Faculté de médecine de l'Université Laval. Il est également directeur scientifique du Centre de recherche sur les soins et les services de première ligne de l'Université Laval, CIUSSS-Capitale- Nationale, et directeur de la science et de l'innovation de l'Alliance santé Québec.

Mon commentaire

Bon bon bon Jean-Pierre Després remet en question l'utilité de sa recherche sur l'obésité.

Comment a-t-il obtenu des subventions de recherches? C'est en exagérant les risques pour la santé de l'obésité et surtout en nous faisant croire à l'existence d'une épidémie d'obésité. En d'autres mots, il a réussi à convaincre les décideurs de l'urgence d'agir parce que le nombre d'obèses serait sans cesse en augmentation.

S'il n'y avait pas eu le marché des femmes qui sont complexées, la guerre contre l'obésité n'aurait pas eu autant de succès.

Lorsqu'on crée une crise de santé publique de toutes pièces, c'est sûr qu'on ne peut pas obtenir de résultats.

Il s'est associé à l'industrie pharmaceutique pour étudier un médicament qui a fait des décès (reddux) et pour développer un autre associé à son invention le syndrome métabolique.

La science fait face à une impuissance avec l'obésité. C'est sur l'adoption des saines habitudes de vie que les gens peuvent agir et non sur leur poids.

Il allègue que l'on peut réduire son obésité viscérale sans perdre du poids, ce qui est complètement absurde. Comment on la détecte? Théoriquement, nous pourrions tous en souffrir même si on est d'allure mince. Il est incongru et paradoxal dans son discours, l'obésité, c'est quelque chose qui se voit et se pèse.

Si on mesure le tour de taille pour détecter l'obésité viscérale, c'est pour en réduire sa circonférence et nécessairement il y a une perte de poids qui y est associée.

Si tu demandes des subventions pour faire des recherches sur l'obésité, c'est pour un problème qui est censé d'être visible. Avec ses allégations, on ne sait plus. Doit-on perdre du poids ou pas? Il veut se donner l'air d'être ouvert à ceux qui pensent qu'on peut être en santé peu importe son poids ou pour plaire à ceux qui ont le discours contre les diètes?

C'est un homme qui tire avantage des situations, c'est un opportuniste. Je doute de son honnêteté et de sa sincérité.

Il est un fanatique anti-obésité. Il est nécessairement contre l'allégation qui dit que l'on peut être gros et en santé. Par conséquent, il a contribué durant toutes ces années à la grossophobie ou entretenir les préjugés contre les gros.

La guerre contre l'obésité, c'est oppressant.

Oui admettons que l'obésité viscérale est associé à un plus grand risque pour le diabète du type 2 et les maladies cardiovasculaires. Mais delà on ne peut pas obliger les gens à consulter un médecin pour se faire mesurer son tour de taille et se faire suivre pour perdre du poids.

Ainsi, faire du dépistage dans la population pour le syndrome métabolique comme méthode de prévention en santé, ce n'est pas réaliste.

Se faire suivre pour l'obésité viscérale, cette démarche demeurera toujours un choix personnel. On ne peut pas l'obliger. Les personnes qui décident de se faire suivre sont socialement favorisées monétairement et éducationnellement.

En conclusion, Jean-Pierre Després n'a pas fait de la science pour faire avancer les connaissances, mais pour obtenir des subventions de recherches, pour trouver des arguments pour terroriser la population avec l'épidémie d'obésité. En d'autres mots, pour faire de l'argent.

Ses recommandations ne passent plus parce que la guerre contre l'obésité ne mène à rien. Le discours dramatisant n'a plus d'effet, les journalistes n'écoutent plus les fanatiques anti-obésité, ils ont perdu toute crédibilité. Une crise a une durée limite, on ne peut pas maintenir les journalistes dans un état de crise éternellement.

Comme, c'est un opportuniste, il cherche une porte de sortie pour ne pas tout perdre en étant plus ouvert et compréhensif.

Avec les femmes qui se lèvent debout pour dénoncer la grossophobie, qui ont décidé d'arrêter d'être les dindons de la farce ou de se faire mépriser par les spécialistes de la santé à la gomme. Les fanatiques anti-obésité n'auront pas d'autres choix que de se réajuster pour ne pas être complètement rejeter.

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