États-Unis
L'excès de poids lié à plus de 100 000 cancers par an
Journal de Québec du samedi 7 novembre 2009 page 29

Santé publique

Sujet: L'argument qui tue

On peut y lire:

Plus de 100.000 cancers résultent chaque année aux États-Unis de l'obésité ou d'un excès de poids, selon un rapport de l'American Institute for Cancer Research.

Ces chercheurs ont notamment déterminé que l'excès de graisses corporelles était responsable de 49% des cancers utérins, de 35% des cancers de l'oesophage, de 28% des cancers du pancréas, de 24% des cancers du sein, de 21% des cancers de la vésicule biliaire, de 17% des tumeurs cancéreuses du sein et de 9% des cancers colo-rectaux.

«Nous savons maintenant que le fait d'avoir un excès pondéral joue un rôle central dans un grand nombre de la plupart des cancers les plus communs», a souligné le Dr Laurence Kolonel, un des experts ayant présenté jeudi ce rapport de l'institut privé de recherche à but non lucratif.

«Il est aussi plus clair que jamais que l'obésité est un important facteur de risque de développer un cancer mais complique aussi le traitement et réduit la survie» comparativement à des personnes atteintes de cancer mais ayant un poids normal, a-t-il ajouté dans un communiqué.

L'obésité, qui touche quelque 30% des Américains adultes, accroît également le risque de maladie cardio-vasculaire, de diabète, d'hypertension artérielle et d'attaque cérébrale.

Mon commentaire

Les intégristes anti-obésité/malbouffe en rajoutent à chaque année pour terroriser de plus en plus les femmes avec l'embonpoint. Là avec le cancer, ils ont atteint le paroxysme du délire ou le comble de la démagogie. Là on n'est plus dans une démarche scientifique sérieuse mais, de toute évidence, dans une technique de manipulation de l'opinion publique.

Ils ont commencé en associant l'obésité avec les maladies cardiaque, puis l'hypertension et ensuite le diabète de type 2, mais cela ne semble pas assez épeurant pour que les gens modifient leur comportement alimentaire. Ils ont eu l'idée de l'associer à d'autres maladies comme l'Alzheimer, la sclérose en plaque, la dépression nerveuse, etc. Mais pour donner le coup fatal, ils ont décidé d'affirmer que l'obésité constitue un facteur de risque plus grand que le tabac. Car en effet, c'est la pire maladie qu'on puisse attraper de part son côté incurable.

Le cancer fait terriblement peur aux gens. Si là, les femmes ne se sentent pas coupable d'avoir des rondeurs, elles ne le seront jamais. Il ne peut pas y avoir de pression plus forte pour insister auprès des femmes, pour qu'elles achetent une pilule (prétendument anti-obésité) pour faire maigrir.

Le sexe constitue un facteur de risque pour certains cancers. Faudrait-il demander aux femmes d'arrêter d'être des femmes pour réduire les cas de cancer du sein ou demander aux hommes d'arrêter d'être des hommes pour réduire les cas de cancer de la prostate?

Absurde, vous me direz, mais ça l'est tout autant de demander aux gens de changer leur morphologie, comme ici.

Les intégristes anti-obésité/malbouffe agissent ainsi parce qu'ils considèrent que les femmes devraient être toutes minces. Elles avaient juste à ne pas mangé leurs émotions, pensent-ils sûrement; en d'autres mots, que toutes les femmes, sans exception, sont nées pour être minces et pour celles qui ne le sont pas, c'est de leur faute. Et avec le cancer, il n'y a pas de raison pourquoi elles ne feraient pas d'effort pour redevenir mince.

En d'autres mots, ils nient la diversité morphologique. La morphologie peut se modifier à l'aide la volonté. Par conséquent, ils se sentent légitimés de faire peur aux femmes avec le cancer pour les forcer à perdre du poids.

Réflexions variée:

- «Ayez de bonnes habitudes de vie, ne vous exposez pas à des choses cancérigène.» Oui! C'est correct de dire cela mais, on ne peut pas en demander plus aux gens.

- C'est malhonnête d'utiliser le cancer pour diaboliser l'embonpoint.

- On ne peut pas changer le sexe d'une personne, comme nous ne pouvons pas non plus changer la morphologie d'une personne. Il y aura toujours des personnes de petites, des moyennes et grandes tailles.

- La démagogie dans l'histoire, c'est que la définition de l'embonpoint est tellement large que presque toute la population peut y être incluse. C'est nono, facile de faire un lien avec toutes les maladies qui existent et le surpoids.

- Le pire là dedans, c'est qu'on ne peut pas douter de leurs allégations. Cela parce qu'ils dogmatisent la science. Alors, comme ne peut pas douter de la parole de Dieu, on ne peut pas douter de la science ou de ce qu'ils nous disent.

- Les journalistes scientifiques de radio-canada n'acceptent pas d'être critiqués. Car, ils se sont donnés la mission divine de sauver l'humanité du fléau de l'épidémie d'obésité.

- Si l'espérance de vie des humains s'est accrue avec le temps, ce n'est pas parce qu'il y a de moins en moins de gens qui font de l'embonpoint. Lorsque l'espérance de vie était de 40 ans, les gens étaient-ils tous obèses? Aujourd'hui l'espérance est de 80 ans, y-a-il moins d'obèses ??? On voit l'absurdité de leur discours.

- Ces études qui associent toutes les maladies à l'obésité sont commandées par l'industrie pharmaceutique. Car, dramatiser l'obésité ça fait vendre des produits amaigrissants.

- Cette industrie utilise la même chose stratégie avec les anti-dépresseurs.

Complément d'information :

L'histoire

L'excès de poids lié à plus de 100 000 cancers par an

Recherche - L'obésité est un facteur de risque du cancer

Radio-Canada en mission contre l'épidémie d'obésité

Histoire de cas

Cancer du sein - Attention à la prise de poids excessive lors de la grossesse

Perdre du poids: une prévention efficace contre le cancer

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L'obésité augmenterait les risques de malformité à la naissance

Un excès pondéral pourrait accroître les risques de maladie d'Alzheimer chez les femmes

Les enfants d'aujourd'hui risquent de vivre moins longtemps que leurs parents

La malbouffe aussi dévastatrice que la nicotine

En 2005 aux États-Unis, l'obésité tuera plus que le tabac

Le diabète menace aussi les jeunes

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Les scientifiques ne s'entendent pas sur le risque d'être « un peu enrobé »

Controverse sur la mortalité due à l'obésité

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