Mettre fin à la stigmatisation en repensant la manière dont on aborde l'obésité :
un changement de normes sociales s'impose !

Le Lézard, mercredi 9 décembre 2020

Mettre fin à la stigmatisation en repensant la manière dont on aborde l'obésité : un changement de normes sociales s'impose!

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Sujet:L'autorité morale perd de son influence

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MONTRÉAL, 09 déc. 2020 (GLOBE NEWSWIRE) -- L'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et sa Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) ainsi qu'ÉquiLibre amorcent d'importants travaux de réflexion pour repenser la manière d'aborder l'obésité et la problématique du poids au Québec.

« Nous constatons plusieurs enjeux de communications, tant dans les médias que sur le terrain, qui contribuent à renforcer les préjugés et la stigmatisation des personnes grosses », souligne Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids. « Le fait d'être gros ou d'avoir un IMC élevé est trop souvent associé, à tort, à une mauvaise santé et porte préjudice à plusieurs égards. C'est pourquoi nous croyons qu'un véritable changement de norme sociale s'impose. », ajoute Corinne Voyer.

INTIMIDATION ET DISCRIMINATION AU QUOTIDIEN

Dès l'enfance, le surpoids est perçu négativement et des qualificatifs destructeurs pour l'estime de soi associés à la laideur et à la paresse y sont associés. Cette attitude hostile envers le poids d'une personne, que les enfants internalisent, est portée par une norme sociale qui fait des ravages. Au Québec, de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la grossophobie. Elles dénoncent, entre autres, et à juste titre, les commentaires dénigrants, les images dévalorisantes, les nombreux stigmas et les injustices envers les personnes grosses dans la société, dont les médias, les milieux de travail, les cabinets médicaux et même les institutions.

« Au secondaire, le surpoids est la principale source d'intimidation vécue par les jeunes », indique Laurence Sauvé-Lévesque, chargée de projet à l'ASPQ.

« La discrimination vécue quotidiennement par les personnes grosses est dommageable pour leur santé physique et mentale. Les impacts découlant de la stigmatisation liée au poids sont sous-estimés. En plus des problématiques de relations sociales, la stigmatisation est associée à l'absentéisme, la diminution de pratique d'activité physique, la dépression, l'anxiété, une faible estime de soi, des pensées suicidaires et même au décrochage scolaire chez les jeunes », affirme Andrée-Ann Dufour Bouchard, nutritionniste et cheffe de projets d'ÉquiLibre.

UN EFFET QUI S'ACCENTUE AVEC LA PANDÉMIE

La peur d'être grosse ou d'être stigmatisée peut aussi entraîner des comportements de contrôle du poids néfastes à la santé, comme sauter des repas, suivre des diètes restrictives, freiner ou exagérer la pratique d'activité physique. À titre d'exemple, deux semaines suivant l'annonce l'état d'urgence sanitaire, un sondage (1) indiquait que 34% des Québécoises connaissait une augmentation de leur préoccupation à l'égard de leurs poids.

« Cette obsession pour la minceur pousse de nombreuses personnes à avoir recours à des produits, services et moyens amaigrissants », indique madame Sauvé-Lévesque.

« La peur de prendre du poids est alimentée par l'industrie de la minceur et les standards de beauté, mais on se rend compte que les messages de santé associent trop systématiquement le poids à la santé, alors qu'il est bien démontré qu'il n'est qu'un de ses déterminants », ajoute madame Voyer.

DES TRAVAUX DE RÉFLEXION POUR UN CHANGEMENT COLLECTIF

Alors que différentes visions s'entrechoquent autour de la problématique du poids et de l'obésité et voyant que le débat se polarise, l'ASPQ, la Coalition Poids et ÉquiLibre sont d'avis qu'un changement s'impose et qu'une prise de conscience collective est nécessaire.

« L'annonce de nos travaux vise d'abord à favoriser l'émergence d'une meilleure cohésion des messages de santé au Québec, et d'unir les efforts vers une vision commune des problèmes reliés au poids. Ultimement l'objectif est d'être porteur d'environnements favorables aux saines habitudes de vie et au développement d'une image corporelle positive, et ce, pour tous les Québécoises», conclut Madame Voyer.

Source :
Laurence Sauvé-Lévesque
Chargée de projet à l'ASPQ
Cellulaire : (514) 622-6944
Courriel : llsauve cqpp.qc.ca

Corinne Voyer
Directrice de la Coalition Poids
Cellulaire : (514) 566-4605
Courriel : cvoyer cqpp.qc.ca

Catherine
Caisse Conseillère en communication chez ÉquiLibre
Courriel : catherine.caisse equilibre.ca

À propos de l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)

L'ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité. L'ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d'une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s'appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s'assure aussi de les garder en santé par la prévention.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids

Créée en 2006 et chapeautée par l'Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids réunit près de 700 partenaires qui visent l'adoption de politiques publiques spécifiques à l'égard des problèmes reliés au poids. Elle agit pour favoriser la mise en place d'environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids. Pour plus de détails.

À propos d'ÉQUILIBRE

ÉquiLibre a comme mission de prévenir et de diminuer les problèmes liés au poids et à l'image corporelle dans la population, par des actions encourageant et facilitant le développement d'une image corporelle positive et l'adoption de saines habitudes de vie. .

Mon commentaire

De passer, de la guerre contre l'obésité à la dénonciation de la grossophobie, ça c'est ce que j'appelle virer son capot de bord. Comment expliquer ce changement de point de vue si drastique de la part de l'Association pour la santé publique du Québec et de la Coalition québécoise sur la problématique du poids ?

C'est une question d'une rébellion des soumis. Les dominateurs imposaient leur vision sans tenir compte du vécu et de l'opinion de leurs victimes. L'obésité était perçue, par eux, un problème de santé si grave, il y avait tellement une extrême urgence d'agir pour eux, qu'ils en ont déshumanisé les gros.

Les coupables n'ont pas un mot à dire.

Les exagérations, concernant les dangers de la prétendue épidémie, dans les allégations des intégristes anti-obésité/malbouffe constituent de l'intimidation envers les gros.

Leur position contre l'obésité est dite basée sur la science. Il affirme publiquement qu'il y aurait une unanimité scientifique. En d'autres mots, ils ont utilisé leur posture de scientifique pour intimider les gros.

Par conséquent, la santé publique au Québec a adopté la position des extrémistes anti-obésité. Toute leur énergie en prévention a été à la lutte contre la prétendue épidémie d'obésité. Tout cela pour vous dire que la position extrémiste anti-obésité est intimidante.

L'ampleur de la lutte à finir contre l'obésité a maintenu les femmes au silence. À la culpabilité se rajoute la honte d'avoir des rondeurs à cause de la valorisation de la minceur comme unique modèle de beauté dans les médias.

Aujourd'hui, les grosses sont sorties de leur mutisme, elles vont sur la place publique pour dénoncer la discrimination, la haine et le mépris dont elles sont victimes.

Par conséquent, de peur d'être mal perçu, les bien-pensants de l'obésité n'ont pas d'autres choix que de tenir compte de l'opinion des femmes rondes. Certains d'entre eux commencent à décrocher de leur piédestal pour adopter une position plus humaine et compatissante.

Malgré tout, le changement n'est pas encore fait, ce n'est qu'un début. L'été passé les fanatiques anti-obésité ont été voir les journalistes pour qu'ils rendent publique leur opinion au fait l'obésité devrait être officiellement déclarée comme une maladie. Ceux-ci sont loin de reconnaître qu'ils ont des attitudes grossophobes.

En contrepartie, les gens qui affirment que l'on peut être gros et santé dénoncent la grossophobie. Là, il va y avoir une scission parmi les spécialistes de la santé si la santé publique change leur position sur l'obésité.

Les fanatiques anti-obésité demeureront rédiges, autoritaires et insensibles au vécu des gros. Mais plus les femmes iront sur la place publique pour dénoncer la grossophobie moins ceux-ci auront un pouvoir d'influencer.

En passant, les femmes qui ont été victimes des médecins qui se disaient spécialistes de l'obésité pour faire le commerce de produits pour le jeûne protéiné devraient aller sur la place publique pour les dénoncer.

En effet, plusieurs d'entre elles se sont rendues malades avec leur méthode extrême d'amaigrissement.

Le silence des femmes cache beaucoup de squelettes dans le placard.

Le temps du mutisme est terminé. J'encourage toutes les femmes à dénoncer leurs événements où elles ont été victimes de grossophobie.

Il faut considérer que l'industrie de l'amaigrissement et la guerre contre l'obésité sont basées sur la grossophobie.

Le silence garantit aux intimidateurs, abuseurs et aux profiteurs l'immunité. C'est en déconnant et en s'affirmant qu'on fait avancer les choses.

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